COVID-19 VS LE ZÉRO DÉCHET : Life without plastic

La pandémie est venue modifier les pratiques des entreprises zéro déchet, qui ont dû s’adapter rapidement et relever de nombreux défis en peu de temps. Plusieurs d’entre elles ont accepté de nous partager leur expérience et la manière dont elles envisagent la suite.

3 questions à...

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Quel a été l'impact de la pandémie sur vos pratiques zéro déchet ?

Cela a été très difficile, nous avons subi une réduction des ventes de 15-20%. Nous avons perdu beaucoup de nos clients qui font de la vente au détail car leurs magasins étaient fermés donc moins de ventes pour nous.

Heureusement, on a anticipé la demande pour les masques sans plastique donc notre clientèle est revenue vers nous avec ça.

Restez-vous persuadé de la pertinence du zéro déchet ?

Je reste convaincue, mon engagement n’est pas remis en question !

Malheureusement, cette crise va sans doute empirer le problème du plastique, car on croit, à tort, que le plastique est plus sécuritaire. Si on continue, on va se retrouver avec un problème encore plus gros donc il ne faut surtout pas baisser les bras, au contraire.

Cette crise nous donne l’opportunité de réfléchir et de changer nos manières de faire : laver plutôt que jeter, revenir au local, devenir plus résilient. On pourrait développer une capacité de production locale au Québec avec des matériaux moins polluants (lavables ou compostables). 

Il faudra supporter l’environnement en relançant l’économie, demander des pratiques plus vertes aux entreprises.

Que diriez-vous au consommateur pour le rassurer sur les vertus du zéro déchet ?

Le virus reste actif plus longtemps sur les surfaces en plastique. Les recherches sont encore en cours mais en comparaison avec du matériel naturel (bois, carton, etc), le virus reste plus longtemps. 

Nous avons toujours encouragé les familles et garderies à utiliser de la vaisselle en inox qui se désinfecte facilement sans se dégrader. Le plastique ne peut pas être autant désinfecté sans se dégrader, et lorsqu’il se dégrade, il transmet des additifs chimiques.

Parfois les gens sont rassurés par le jetable car ils ne considèrent pas que nettoyer est suffisamment sécuritaire. Là, c’est un travail d’éducation à faire.

Propos recueillis auprès de Chantal Plamondon , Cofondatrice de Life Without Plastic