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COVID-19 vs le zéro déchet : Pharmacie Sébastien Lacroix

La pandémie est venue modifier les pratiques des entreprises zéro déchet, qui ont dû s’adapter rapidement et relever de nombreux défis en peu de temps. Plusieurs d’entre elles ont accepté de nous partager leur expérience et la manière dont elles envisagent la suite.

3 questions à…

Pharmacie Sébastien Lacroix

Quel a été l’impact de la pandémie sur vos pratiques zéro déchet?

Le vrac n’est pas obligatoire chez nous, il n’y avait plus aucune logique à le faire, surtout au coeur de la crise. Il a fallu prendre en compte d’abord la sécurité et le bien-être des employés, qui étaient inquiets.

Restez-vous persuadé de la pertinence du zéro déchet?

On est revenus au vrac progressivement pour 2 raisons :

    • Les chiffres sur la durée de vie sur les surfaces ont montré qu’il n’y a pas de danger sur les surfaces inanimées.
    • Les données sur la diminution de la pandémie ont montré que c’était à nouveau envisageable.

La pharmacie avait déjà l’habitude que le client ne touche pas les bidons de vrac, il est servi par le commis. C’est toujours le cas et désormais, on ajoute l’étape de désinfection à l’alcool à friction en plus sur les contenants.

Que diriez-vous au consommateur pour le rassurer sur les vertus du zéro déchet?

Les probabilités d’attraper le virus en allant au magasin sont extrêmement faibles, c’est pas comme ça que ça fonctionne. Étant pharmacien, nous étions déjà conscients que l’hygiène doit être impeccable avec le vrac, et maintenant encore plus qu’avant. On va continuer à s’assurer que ça reste sécuritaire.

Mais le vrac n’est pas la seule solution, il est important de s’engager autrement aussi. Ne pas oublier que les 2 crises (sanitaire et environnementale) sont liées et qu’il y a des parallèles à faire.

Cette crise doit nous apprendre qu’il faut des mesures de prévention pour faire face aux crises sanitaires. De la même manière, il faut se préparer à la crise écologique et changer nos modes de consommation dès maintenant.

Propos recueillis auprès de Sébastien Lacroix, pharmacien


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