Un potager urbain à partir de presque rien

Dans un monde idéal, j’aurais accès à une belle cour verte remplie de végétation, avec un sol riche et fertile, parfait pour faire un jardin en pleine terre. À la place, l’espace derrière mon immeuble est une allée asphaltée menant à la rue. Disons que du point de vue du verdissement, c’est un beau défi ! D’autant plus qu’en étant locataire, il est impossible de faire des travaux majeurs. Voici donc notre projet, à mon copain et moi, visant à transformer l’espace le plus hostile en ville en petit coin de paradis.

Construction du bac de plantation

Pour les légumes nécessitant une bonne profondeur de terre, les pots que nous avions n’étaient pas suffisants. Nous avons donc construit un bac de plantation en palettes recyclées, trouvées dans le quartier. Elles ont été assemblées à la verticale. Des renforts de bois ont été placés à mi-hauteur, ce qui laisse une hauteur de terre suffisante (+- 18’’). Nous avons placé un treillis de plastique (lui aussi trouvé) au fond pour supporter la toile géotextile. La construction permet le drainage à travers le fond.

Un grillage à poule est installé sur le dessus du bac pour éviter l’intrusion d’écureuils et d’oiseaux qui pourraient endommager les plants et déterrer les graines. Des pics à brochette en bois peuvent aussi être plantés pour les repousser.

Aménagement

C’est fou ce qu’on peut faire avec des palettes ! Nous en avons construit un banc. Pour le reste du mobilier, nous avons opté pour le seconde main.

Évolution du jardin

Les semis ont été partis à l’intérieur en mars-avril, à partir de graines. Des contenants de plastique transparents (ex: d’épinards ou de croissants) ont été placés dessus pour faire comme une petite serre.

Nous les avons par la suite transplantés à l’extérieur à la fin mai. Les tomates ont été plantées trop serrées. Oups ! Nous avions donc une jungle touffue de plants. Nous avons été surpris par l’abondance de verdure.

Les légumes en pots sont plus sensibles à la sécheresse et ont nécessité un arrosage quotidien. Une fois les plants de tomates rendus matures, ils ont contribué au maintien de l’humidité en créant de l’ombre. Le gros bac avait donc moins besoin d’arrosage que le reste.comme une petite serre.

LA RÉCOLTE

La récolte de tomates et de concombres a été généreuse ! Nous en avons récolté plus que nous ne pouvions en manger et en avons partagé avec les voisins. Par contre, les carottes et les betteraves, aux pieds des plants de tomates, ont reçu peu d’ensoleillement et ont souffert du manque d’espace. Les meilleures betteraves avaient la taille d’une balle de golf et les carottes ressemblaient à des cure-dents. Nous leur donnerons plus d’espace cette année.

fin de saison

La récolte de tomates et de concombres a été généreuse ! Nous en avons récolté plus que nous ne pouvions en manger et en avons partagé avec les voisins. Par contre, les carottes et les betteraves, aux pieds des plants de tomates, ont reçu peu d’ensoleillement et ont souffert du manque d’espace. Les meilleures betteraves avaient la taille d’une balle de golf et les carottes ressemblaient à des cure-dents. Nous leur donnerons plus d’espace cette année.

Amélioration futures

Pour éviter les températures torrides causées par l’abondance d’asphalte, des tapis extérieurs pourraient être placés sur le sol. Ça ajouterait une touche de couleur et permettrait de s’assoir par terre. Par contre, la grande surface asphaltée a quelques avantages. D’abord, comme il fait plus chaud à cause de ce revêtement, c’est bon pour les semis en début de saison. Il semblerait aussi que l’asphalte bouillant ne soit pas très apprécié des écureuils, qui sont un fléau pour les jardins en ville.

Cette année, un morceau de mobilier en bambou, lui aussi récupéré dans le quartier, servira de support pour les concombres rampants.

 

 

 

Pour en apprendre davantage sur l’aménagement d’une cour écoresponsable, jetez un coup d’oeil à cet article : Aménager sa cour écoresponsable.

 

Par Eugénie lessard pour l’association québécoise zéro déchet