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Le zéro déchet, c’est quoi?

Le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas! Le zéro déchet est un mouvement qui s’inspire du principe des 5R (Refuser, Réduire, Réutiliser, Recycler, Composter – Rot en anglais). À l’AQZD, nous avons même décidé d’y ajouter un 6e R pour Réparer!

Allant plus loin que la simple intégration du recyclage dans la gestion des déchets, le principe des 5R nous interroge sur nos modes de consommation et plus précisément sur le cycle de vie des produits que nous consommons. Les 5R nous fournissent des pistes de solutions pour réduire nos déchets à la source et enfin, minimiser notre empreinte écologique. Le but est de prendre conscience de l’impact de notre consommation sur l’environnement, de se responsabiliser, de questionner l’ensemble de nos habitudes actuelles et de les changer pour tendre vers une consommation durable et ainsi, parvenir à une société zéro déchet et zéro gaspillage.

 

Historique du mouvement zéro déchet

La première définition du « zéro déchet » a été initiée lors du Planning Group of the Zero Waste International Alliance (ZWIA) en novembre 2004. Cette définition a ensuite été révisée par le conseil du ZWIA en décembre 2018 afin de l’aligner sur les principes directeurs du Zéro Déchet à l’échelle mondiale. “Zero Waste: The conservation of all resources by means of responsible production, consumption, reuse, and recovery of products, packaging, and materials without burning and with no discharges to land, water, or air that threaten the environment or human health.”
Last updated December 20th, 2018

C’est en 2013 que le mouvement « zéro déchet » a pris racine en Californie, principalement, grâce à l’auteure et blogueuse Béa Johnson qui a fait connaître cette pratique en publiant, l’ouvrage Zero Waste Home, devenu un bestseller et traduit en plus de 40 langues. L’auteure y raconte comment elle et sa famille ont réussi à réduire leurs déchets à moins d’un kilogramme par année (comparativement à 700 kilogrammes en moyenne pour un Québécois).

Le zéro déchet s’inspire du principe des 5R :
·         Refuser;
·         Réduire;
·         Réutiliser;
·         Recycler;
·         Rot (composter).

Partout dans le monde
, des villes comme San Francisco, Milan, et même le village de Kamikatsu au Japon, adhèrent à la philosophie zéro déchet et mettent sur pied des politiques anti-pollution.

Depuis 2015, le mouvement gagne en popularité au Québec:  un nombre grandissant d’épiceries zéro déchet ont ouvert leurs portes à Montréal, mais aussi dans des villes comme Sherbrooke, Boucherville, Mont-Laurier, Arvida, Rouyn-Noranda, pour ne nommer que celles-ci.

Partout dans la province, des citoyens de rassemblent par dizaine pour former des groupes locaux d’entraide, où chacun tente à sa façon de sensibiliser à la réduction des déchets, à la déconsommation, etc.

Des internautes mettent en ligne des blogues documentant leurs démarches et de nombreux influenceurs publient des photos de leur bilan mensuel de déchet sous forme de pots Mason plus ou moins remplis d’étiquettes de fruits et légumes et autres élastiques non réutilisables. De grandes chaînes d’épicerie comme Metro et IGA ont également démarré une transition et acceptent maintenant les contenants réutilisables des consommateurs.

Depuis 2017, un énorme Festival Zéro Déchet rassemble des milliers de curieux et adeptes à Montréal, des citoyens, avides de solutions écologiques se déplacent de partout au Québec pour faire la queue et assister à des conférences et ateliers afin de s’inspirer, améliorer leur pratique, ce qui prouve que le zéro déchet est bel et bien encré dans la belle province. La démarche individuelle, qu’est le zéro déchet, est en train de prendre une dimension collective.

 


Notre définition du zéro déchet

 

Refuser

Dire non a un bien plus grand impact qu’on ne peut l’imaginer ! Non à la publicité dans votre boîte aux lettres, non aux échantillons gratuits, non aux sacs en plastique, non à la tasse en plastique ou en carton, etc. Ces quelques exemples vous paraissent peut-être insignifiants, mais permettent de changer les choses petit à petit. Il suffit de modifier nos habitudes une à une pour voir rapidement les impacts positifs de ce changement.

 

Réduire

Acheter pour acheter ? Encore une fois : non ! Il est important de se poser des questions lorsque nous décidons d’acheter quelque chose. En as-tu vraiment besoin ? Est-ce nécessaire ? Chaque achat que nous faisons engendre de nouvelles extractions de ressources, de transports aériens ou maritimes sans compter le travail fourni dernière. Une réflexion est donc de mise lorsque vous souhaitez acheter un produit.

 

Réutiliser

Pourquoi ne pas acheter des produits que l’on peut réutiliser à l’infini ? Des guenilles peuvent faire le même travail qu’un essuie-tout et une fois utilisé, il peut être lavé et réutilisé ! Il en va de même pour des cafés à filtre en coton, des mouchoirs en tissu, etc. Avec cette logique là, beaucoup de produits ne sont plus à acheter en permanence, mais juste à laver ou à remplir (comme pour le produit vaisselle ou le shampoing par exemple).

 

Réparer

La réparation contribue au prolongement de la durée de vie des produits et participe ainsi à la réduction des consommations de ressources et à la réduction de la production des déchets, dans le cadre d’une économie circulaire.

 

Recycler

Lorsque vous avez des déchets, il est important de pouvoir recycler les matières en vue de leur réinsertion dans le cycle de production. Apprenez à bien le faire et n’oubliez pas que certains produits (peintures, batteries, produits électroniques, etc) doivent spécifiquement être apportés dans des écocentres ou points de collecte et non dans votre bac vert !

 

Composter

Ne jeter pas vos déchets organiques à la poubelle! Une fois sur le site d’enfouissement, cela dégage une grande quantité de méthane. Renseignez vous sur les solutions de compostage proposées près de chez vous.