Une histoire qui finit bien

Rêvons. Transportons-nous en 2050. Nous sommes des adolescent.e.s du secondaire et notre passionnée professeure d’histoire nous raconte…

2019 a été une année de mobilisation. Le mouvement avait pris de l’ampleur suite aux rapports du GIEC1 alertant la population planétaire sur le réchauffement climatique. Au Québec, les partis politiques avaient signé la Déclaration d’urgence climatique2. Le Pacte pour la transition3 avait été lancé, ainsi que l’excellent livre de Laure Waridel, La transition, c’est maintenant4. De grandes marches pacifiques se sont tenues dans toutes les régions. À Montréal, on a même eu le privilège de marcher aux côtés de Greta Thunberg! Nous étions gonflé.es à bloc, 2020 serait l’année de la planète!

2020 est arrivée et les plans ont changé. Attaque d’un coronavirus meurtrier. Les commerces et les écoles ont fermé, le peuple était confiné.  Ce fut une année difficile pour beaucoup, mais 2020 nous a appris des choses extraordinaires qui nous ont servi par la suite :

  • Nous dépendons des autres pour de nombreuses denrées de première nécessité.
  • Les gens moins bien traités dans la société sont les plus utiles.
  • Les inégalités se creusent en temps de crise.
  • Nous pouvons être solidaires et mobiliser toutes nos ressources quand on a la volonté.
  • Nos gouvernements sont capables d’écouter la science et ils se laissent influencer par l’opinion publique quand celle-ci est exprimée clairement.

Avant d’aborder la lecture des prochaines lignes, fermez les yeux et imaginez un air de violon triste, très triste, dramatique mêmeseulement le temps d’un paragraphe… allez-y!

Les scientifiques nous disaient depuis des années qu’on était en train de « se payer un gros party » avec les ressources naturelles, le budget carbone et l’argent de nos enfants, puis qu’on leur laisserait nos poubelles à ramasser à la fin. On se changeait les idées en se disant que de toute façon, nos actions ne feraient pas de différence, qu’il était trop tard, que d’autres polluaient plus que nous, etc. Paradoxalement, pour feindre d’oublier qu’on réservait, par notre insatiable consommation, un avenir rempli de souffrances à notre progéniture, on se réfugiait dans notre addiction, c’est-à-dire consommer encore plus. Nos jeunes n’avaient jamais autant souffert d’anxiété, certains ne voulaient plus avoir d’enfants. La planète était divisée, les opinions polarisées, on vivait chacun pour soi.

Fin de la musique triste.

Revenons à 2021. Le confinement s’est poursuivi, ça nous a fait ralentir un peu et on avait du temps pour penser. On s’est mis à observer quelques groupes lucides et optimistes, dont Mères au front5, un groupe d’action climatique qui s’était formé sur la base de l’amour des enfants. On a adoré la série Citoyen 2.06. Ces femmes et ces hommes engagés, qui se mobilisaient pour sauver les écosystèmes, dégageaient une énergie et une joie de vivre contagieuse. C’est là qu’on a compris qu’on avait le devoir de montrer à nos enfants qu’il ne faut pas accepter le statu quo, qu’on doit se regrouper et se mettre en action pour créer un monde meilleur. Nous avons réalisé que nous ne devions pas leur enlever la dernière chose qui leur restait pour s’en sortir : l’espoir de pouvoir encore changer les choses. En 2021, c’est le changement qui est devenu viral. Les Québécoises et les Québécois ont décidé de s’unir et d’exercer leur pouvoir de citoyen.nes et de consommateur.trices!

Plante

À partir d’ici, roulement de tambour et musique enjouée, du genre de La Compagnie Créole ou de Bleu Jeans Bleu. Bien rythmé! Oh Yeah!

Comment a-t-on fait?

On a commencé à lire des livres et à regarder des documentaires de personnes inspirantes qui s’étaient mises en action5. On a fait des recherches pour savoir par quoi commencer et qu’est-ce qui avait de l’impact. Certain.es se sont impliqué.es davantage en rejoignant des organismes ou en participant à des projets.

On s’est mis au jardinage, on a cuisiné plus, puis on a découvert le Québec comme destination vacances7.  Il faut dire qu’on avait commencé en 2020, on faisait déjà tous notre pain maison!

On a arrêté d’acheter neuf, on a réparé et réutilisé ce qu’on avait déjà8. On s’est dit qu’on avait assez produit de biens dans les 50 dernières années, on pouvait certainement vivre un autre 50 ans sans rien produire! Lorsqu’on avait besoin de quelque chose ou qu’on n’avait plus besoin d’une autre, on l’annonçait dans l’application de notre quartier8, on partageait et on empruntait. On a appris à connaître nos voisins et on se sentait moins seuls.

On a porté nos vêtements jusqu’à ce qu’ils soient usés, on n’était plus comme des moutons qui se débarrassaient de beaux vêtements parce que « la mode » avait décidé pour nous. On en avait des grandes quantités, c’est devenu clair assez rapidement qu’on ne devait plus en acheter, sauf dans les friperies7.

Si on n’avait pas d’autre choix que d’acheter, on encourageait alors les entreprises qui adoptaient des pratiques durables.  

On a refusé tout ce qui était à usage unique. On s’est mis au zéro déchet9, on s’informait sur les différentes options : le vrac, les produits en barre, le fait maison, etc. On a commencé à lire et comprendre les étiquettes et on a banni tout ce qui contenait des composantes chimiques.

On a cessé de se récompenser ou de démontrer notre amour avec du matériel. Nos valeurs ont changé, le statut n’était plus rattaché à la dimension de la maison ou la marque de l’auto mais à la contribution au bien commun. À mesure que le sens de la communauté se développait, les inégalités se réduisaient.

On a réduit drastiquement notre consommation de viande, on a consommé du poisson provenant de la pêche durable et on a mangé bio10. Devant la demande, l’industrie alimentaire s’est transformée en quelques années. Les sols, les cours d’eau et les abeilles ont pris du mieux, et notre santé aussi! 

On a contesté, revendiqué, on a exprimé haut et fort notre désaccord à toute atteinte à la nature. Le vivant est devenu sacré.

Les entreprises? Elles se sont transformées parce que nous avons parlé avec notre argent. Les commerces ont commencé à vendre les pièces servant à réparer les objets qu’ils vendaient et nombre d’entre eux ont développé des services de réparation et de location. Certains ont fermé, d’autres ont pris de l’expansion. Déjà, la pandémie avait pas mal chamboulé le monde des affaires, c’était l’opportunité de rebâtir de façon durable.  

Et nous, puisqu’on avait moins besoin d’argent, on travaillait moins, ce qui a donné des emplois à tout le monde, parfois dans des secteurs ou des modèles d’affaires différents. Ça a pris quelques années avant qu’un équilibre s’installe, mais nous étions convaincus que c’était la bonne chose à faire. Ensemble, nous avons tenu le coup!

Les gouvernements? La science était déjà de notre côté, désormais, la volonté de la population était clairement exprimée. Ils nous ont écouté, ils ont agi. Ils ont investi dans l’économie circulaire, ils ont favorisé la décarbonation de l’économie plutôt que sa croissance. On a mesuré la santé de notre belle province, puis de notre pays avec d’autres indicateurs que le PIB11, on a reconnu le travail non-rémunéré. Ces idées existaient déjà, il fallait juste s’y intéresser.

Voilà comment de façon inattendue, ce mouvement planétaire auquel vous assistez aujourd’hui a pris naissance au Québec. Les autres provinces ont suivi, puis des gens de plusieurs pays venaient prendre exemple sur nous. Ça avait rallumé notre fierté nationale, et c’était une fierté inclusive, nous avions concentré nos énergies sur un but commun et rassembleur pour tous âges, genres et origines.

Ce monde bienveillant et plus juste existe aujourd’hui parce qu’en 2021, on a pris conscience qu’on devait léguer à nos enfants les outils nécessaires pour les aider à se sortir du pétrin dans lequel on les avait placés. On leur a prouvé par l’exemple que donner un sens à sa vie, ça rend fier.ère et heureux.se. On leur a offert le plus beau des cadeaux et il ne s’achète pas avec l’argent, c’est l’ESPOIR. 

Faites de vos rêves une réalité.

Bonne année 2021!

Par Nathalie Ainsley pour l’association québécoise zéro déchet

1 GIEC : Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat

2 Le GroupMobilisation et la Déclaration d’urgence climatique

3 Le Pacte pour la transition

4 Retrouvez ce livre dans cette liste de Livres inspirants.

5 Mères au Front

6 Citoyen 2.0, Série documentaire de 13 épisodes par Laurence Latreille, à partir de janvier 2021 sur UnisTV.  

7 Voyager sans avion, réflexion sur le tourisme local (AQZD)

8 Pour consommer autrement : Devenez riche en sauvant la planète (AQZD).

9 Le Zéro déchet, c’est quoi?, un article de l’AQZD pour comprendre le mouvement Zéro déchet.

10 Local, bio, en vrac.. quoi choisir pour réduire l’empreinte écologique de son panier d’épicerie (AQZD).

11  Indicateur de vie heureuse et soutenable, article du site Mr Mondialisation, juillet 2020.

Recette vide-frigo : riz frit

Riz frit

Cette recette est propulsée par Glouton! Sur leur site Web, vous trouverez des recettes pour cuisiner avec les ingrédients que vous avez déjà chez vous. C’est simple : vous entrez la liste des ingrédients, puis des idées de recettes vous seront suggérées. Glouton vous signalera également les meilleurs rabais selon vos supermarchés. Vous avez également accès à un blogue, des trucs et astuces pour économiser et sauver vos aliments, des recettes… Bref, plein d’outils pour lutter contre le gaspillage alimentaire à la maison!

Les recettes vide-frigo ont pour but d’utiliser les aliments en fin de vie dans vos réfrigérateurs afin d’éviter de les gaspiller. Tous les ingrédients dans les recettes peuvent être remplacés par des aliments que vous avez chez vous.

DÉTAILS DE LA RECETTE

Préparation : 15 minutes

Cuisson : 15 minutes

Pour 2 personnes

INGRÉDIENTS

1/2 tasse de légumes en dés

1 1/2 tasses de riz

1 c. à thé d’huile de canola

1 1/2 tasses de poulet ou substituts végétariens

1 c. à soupe de sauce soya

1 c. à soupe de sauce poisson (optionnel)

1/2 c. à soupe de curcuma (optionnel)

1 pincée de sel

 

Utilisez des légumes qui ont besoin d’être consommés rapidement et que vous avez sous la main : carottes, brocoli, poivron, poireaux, oignons, pois, haricots, chou-fleur, champignons… Également, vous pouvez remplacer le poulet par un restant de dinde, du tempeh, du tofu, des fèves ou n’importe quelle protéine que vous avez à la maison.

PRÉPARATION

1. 

Rassemblez les légumes qui ont besoin d’être consommés rapidement, lavez-les soigneusement et coupez-les en petits morceaux. Coupez également le poulet (ou le substitut végé) en petits morceaux.

2.

Pendant ce temps, faites cuire le riz et réservez dans une casserole.

3.

Dans une poêle, mélangez le reste des ingrédients et faites revenir à feu vif pendant environ 5 minutes.

Recette riz frit
Par Marie-Ange boislard pour l’association québécoise zéro déchet

Devenez riche en sauvant la planète

Terre

Dans son livre En as-tu vraiment besoin? le chroniqueur en finances personnelles, Pierre-Yves McSween, nous fait prendre conscience du joug que le marketing et l’industrie exercent sur nos vies, nous poussant à travailler plus pour acheter toujours plus de biens matériels. Il nous explique pourquoi consommer mieux et moins nous rend plus libres. Et si la vraie richesse n’était pas celle que l’on expose?

Même si le leitmotiv de l’auteur n’est pas d’emblée écologique, en nous incitant à changer notre façon de définir et de combler nos besoins, son message fait écho au constat que notre surconsommation dépasse largement les ressources et les capacités de la planète. Vous avez envie d’essayer d’autres alternatives à l’achat du neuf. Justement, on a des trucs pour vous aider à devenir des consommateurs.trices plus responsables, plus heureux.ses et plus riches!   

 
LE MARCHÉ DE LA SECONDE MAIN, DÉBOULONNONS LES MYTHES!

Mythe no. 1 : Acheter usagé, c’est pour ceux qui n’ont pas les moyens. Acheter usagé, c’est pour les personnes futées et bienveillantes, riches ou pauvres. 

Mythe no. 2 : C’est compliqué. Avec tous les groupes Facebook, les applications et les sites qui nous permettent de magasiner 24 heures par jour dans le confort de notre foyer, c’est facile.  C’est juste qu’on n’est pas habitués.

Mythe no. 3 : Ça prend du temps. L’empressement est le meilleur ami de l’achat compulsif. Le temps passé à rechercher la babiole convoitée nous donne l’opportunité de mieux analyser nos besoins et de faire de meilleurs achats.

Mythe no. 4 : C’est moins plaisant. C’est ce qu’on pense quand on n’a pas essayé. Le plaisir de dénicher des trésors à des prix dérisoires s’ajoute à celui de la satisfaction de contribuer à un modèle économique durable et à un monde meilleur pour nos enfants.

Osez l’expérience des friperies! En plus des célèbres Renaissance et Village des valeurs, nous avons au Québec des friperies de quartier, des friperies en ligne, et même des friperies haut de gamme!

  • Upcycli, une application et Bon Magasinage, un site pour acheter ou vendre vous-mêmes des vêtements et accessoires de seconde main de qualité.
  • EcoDepot à Montréal est un immense magasin de biens usagés et vintage de toutes sortes.
  • Poshmark et ThredUP, deux géants américains, ou deux « eBay de l’usager », où vous trouverez des milliers d’articles et de vêtements pour toute la famille et tous les goûts.
  • Marketplace (Facebook), Kijiji  et VarageSale, une application de vente de garage virtuelle qui vous permet de vendre ou d’acheter dans votre communauté. Quelqu’un, quelque part, cherche à se débarrasser de votre joujou de rêve, à un prix lilliputien!

 

L’ÉCHANGISME ÉCOLOGIQUE, ÇA VOUS DIT QUELQUE CHOSE?

L’échange est une excellente façon de se désencombrer, de sauver des ressources et d’éviter qu’un paquet de choses encore utilisables se retrouvent aux sites d’enfouissement. Par cette économie parallèle, sans taxes ni impôts, on peut combler presque tous nos besoins, sans débourser un sou!

Comment parler d’échange sans parler des soirées Troque tes frocs qu’on peut organiser entre ami.e.s pour échanger ses vêtements, accessoires et autres trucs.  Rires et plaisirs sont garantis et chacun.e repart avec des trouvailles pour renouveler sa garde-robe.

Vêtements

Au « Shwap Club », on troque des vêtements qu’on ne porte plus contre des nouveaux morceaux ou des crédits pour la prochaine séance de magasinage. Les critères sur les vêtements qu’on apporte sont stricts : ils doivent être récents et en excellent état, ce qui fait que les vêtements offerts sont tout aussi impeccables. Tentez l’expérience, vous aurez autant de plaisir à faire le ménage de vos penderies qu’à vous choisir de nouveaux morceaux!

  • Troc-moi ça, As-tu ça toi?, Troquer c’est gratos, des groupes d’échange Facebook présents dans plusieurs régions. Il existe aussi des groupes plus spécialisés pour les amateurs de livres ou de plantes, par exemple.  
  • Bunz, application de troc entre particuliers situés dans la région de Montréal. On y trouve de tout : des meubles, de la déco, des vêtements, des outils, des parfums, des plantes, etc. 
 
 
LA LOCATION OU L’ÉCONOMIE DU PARTAGE, UN PAS VERS LA LIBERTÉ!

L’idée derrière la location ou le partage est qu’on pourrait économiser grandement et produire beaucoup moins de biens si nous les partagions. En voulant à tout prix posséder les objets, nous nous créons des obligations aliénantes, dont celle de payer, chauffer et entretenir de grandes maisons qui nous servent d’entrepôt pour des objets qu’on utilise quelques heures par année.  

  • Communauto, Bixi, la plateforme d’autopartage Turo, de covoiturage Amigo, les bibliothèques, la location d’outils, de voitures, d’équipements de sport, de camping ou de robes de soirées comme La Petite robe noire  ou Loue1robe/Loue1tox sont d’excellents exemples faciles à introduire dans nos habitudes. 
  • La Remise, une coopérative à but non lucratif, met à la disposition de ses membres des outils d’usage commun (cuisine, menuiserie, artisanat, mécanique, jardinage, électricité, etc.) et offre des formations et des espaces de travail, contribuant à l’esprit de communauté.
 
 
SE DÉPARTIR DE SES BIENS, ET EN TIRER PROFIT!

De grâce, ne jetez rien qui soit encore utilisable ou réparable! Annoncez vos articles à bas prix ou gratuitement pour vous assurer qu’ils seront réellement utilisés, même les plus petits et ceux qui n’ont pas une grande valeur monétaire. Ceux-ci feront le bonheur d’une autre personne, brilleront dans un autre décor.

Cadeau
  • Notre coup de cœur : les groupes locaux Facebook « Buy Nothing », qui sont présents dans plusieurs municipalités au Québec – Vous annoncez vos objets à donner ou vous demandez ce que vous cherchez et vous contribuez à un mouvement d’humanité dans votre voisinage. La devise du Buy Nothing Project N’achetez rien, obtenez tout et vivez généreusement. 
  • Renaissance, St-Vincent de Paul ou Armée du salut, organismes à but non lucratif, recueillent les vêtements et les biens.
  • Insertech, entreprise d’économie sociale, récupère le matériel informatique, le reconditionne de façon écologique et sécuritaire, et revend du matériel de qualité à des prix abordables. Elle offre également un service de réparation et des conseils pour prolonger la durée de vie de votre ordinateur.
  • Cyclo Nord-Sud, Sos Vélo à Montréal ou Le Vélo vert à Lévis et Québec, cueillent vos vélos chez vous, les réparent, recyclent les pièces inutilisables, avec chacun une mission sociale en plus. Ils revendent de très bons vélos à bas prix.
  • Le groupe Facebook « Meubles abandonnés à Montréal » du Collectif Les Gaspilleurs, une communauté de signalement de meubles laissés à la rue, une façon intéressante de s’assurer que ces meubles soient adoptés par un nouveau propriétaire. Lors de votre marche quotidienne, il suffit de prendre une photo du meuble et de la publier avec l’adresse où il se trouve. Vous cherchez des meubles uniques d’artisans d’ici? Justement, Les Gaspilleurs, tout comme l’atelier La Repousse, réparent et transforment des meubles fatigués en œuvre d’art! 
 
 
CONSOMMER AUTREMENT, C’EST PAYANT!

En somme, acheter usagé, échanger, louer, partager ou donner, c’est réduire à la source tout en économisant. Vous évitez ainsi l’extraction de matières premières, l’eau et l’énergie requises pour la transformation, les GES générés par le transport, les ressources pour l’emballage, sans compter l’impact de la disposition du bien à la fin de sa vie utile. Ça vaut le coût d’essayer, pour s’enrichir HUMAINEMENT et FINANCIÈREMENT! Et ce prochain achat, en avez-vous vraiment besoin?

Par Nathalie Ainsley pour l’association québécoise zéro déchet

Journée internationale des bénévoles

99 % des activités de l’AQZD et du Festival Zéro Déchet sont bénévoles.

Depuis 1985, l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU) a nommé la journée du 5 décembre comme étant la Journée internationale des bénévoles. Cela à pour but de souligner la contribution des bénévoles dans les communautés.

Leur rendre hommage et les remercier pour leur soutien depuis longtemps est la moindre des choses.

Nous tenions également à remercier nos membres du Conseil d’administration (C.A.) pour leur énorme travail entièrement bénévole : Audrey Mougenot, Alexis Grenon, Patricia Hénault, Cynthia Bouchard-Gosselin, Camille-Charlotte Gilbert-Lapointe, Anaïs Potier et Laure Mabileau.

Voici les témoignages de nos appréciés bénévoles après avoir passé du temps avec nous.

Nathalie Ainsley

Bénévole – Rédactrice de contenu web

Je suis bénévole pour le bonheur que ça m’apporte, quand on se met en action et qu’on s’implique, ça génère un sentiment d’utilité et de fierté.  En 2018, à la suite du rapport du GIEC, je me suis sentie comme si j’étais sur le Titanic et qu’on venait de me dire qu’on fonçait sur un iceberg, je n’ai pas été capable de continuer à prendre tranquillement mon verre de vin au bar.  Je veux être capable de regarder mes petits-enfants dans les yeux et leur dire : « Quand elle a su, grand-maman a fait tout ce qu’elle pouvait! ». Je suis à l’AQZD parce que c’est cette forme d’action positive qui me rejoint, jamais dans la culpabilisation mais dans la prise de conscience qu’on a un pouvoir plus grand qu’on pense, en tant que citoyen.ne et consommateur.trice.  Qu’il y a un mouvement qui est en marche et qu’on a bien plus de fun à en faire partie qu’à le regarder passer.

Andrée-Anne Lambert

Bénévole

J’ai commencé à m’impliquer avec l’AQZD lors de la première édition du Festival Zéro Déchet. J’avais assisté à une conférence sur le zéro déchet quelques mois plus tôt avec mon mari et ça nous avait beaucoup fait réfléchir sur notre consommation et nos habitudes de vie. Alors qu’on pensait être presque des citoyen.ne.s modèles pour l’environnement, on s’est rendu compte qu’on avait en fait toutes sortes d’angles morts, des choses qu’on pouvait facilement changer, mais auxquelles on n’avait simplement jamais pensé. J’ai donc voulu m’impliquer pour continuer à apprendre, mais aussi pour à mon tour être en mesure d’être cette étincelle pour d’autres, pour ceux qui voudraient changer s’ils savaient qu’il y a des options. Ça m’a permis de rencontrer des gens inspirants qui me motivent à continuer.

Amélie Marchand

Bénévole – Photographe

J’ai commencé à m’impliquer à l’AQZD en 2018 en tant que photographe pour le Festival Zéro Déchet, j’ai été présente aux kiosques d’informations de l’AQZD à plusieurs reprises puis j’ai commencé à faire de la traduction à l’automne 2020.  Ce qui m’a marquée dès ma première expérience au Festival Zéro Déchet c’est l’impression de faire partie d’une fourmilière de bonnes idées! J’étudie en sciences de l’environnement à l’université et il est très facile de se laisser décourager par l’ampleur du travail à accomplir pour rendre notre quotidien plus durable. M’impliquer à l’AQZD m’apporte beaucoup d’espoir parce que je découvre de nouvelles initiatives positives tous les jours. Depuis deux ans, j’ai eu l’occasion de rencontrer des personnes entreprenantes et inspirantes et j’ai réalisé que les solutions existent en grand nombre. La communauté grandissante autour de l’AQZD est énergisante et me motive dans mes études et mes projets. 

Maëlle Reveau

Bénévole – Recrutement, accueil et intégration

Après mes deux participations au Festival Zéro Déchet en tant qu’exposante, je me suis dit, let’s go c’est à mon tour de m’impliquer avec l’AQZD! Pourquoi l’AQZD? Pour le partage des mêmes valeurs, pour sensibiliser mon entourage, pour promouvoir le zéro déchet et la consommation éco-responsable, pour que mon implication est un sens, une utilité, un but. Mes missions? Je m’occupe du recrutement, de l’accueil et de l’intégration des nouveaux et des nouvelles bénévoles et c’est un plaisir de rencontrer toutes ces personnes. Ce que ça m’apporte? L’envie de m’impliquer d’autant plus, d’élargir mon réseau, de découvrir, d’apprendre, de partager, d’agir. De l’espoir, car je suis persuadée que chaque petit geste compte. 

Maude Laflamme Lessard

Bénévole – Festival Zéro déchet

J’ai choisi d’être bénévole pour l’AQZD parce que la mission rejoint énormément la mienne. Je souhaite faire ma part et démontrer mon soutien indéfectible au mouvement zéro déchet dans la lutte aux changements climatiques. Côtoyer des gens qui ont des valeurs similaires aux miennes me nourrit grandement. Je me souviendrai toujours de mon expérience de bénévole au Festival Zéro Déchet en 2019 qui fut très enrichissante et qui m’a permis de rencontrer des gens formidables!

Philippe Noubani

Bénévole – comité certification

Je crois fondamentalement que la réduction à la source est la meilleure manière de réduire la quantité de matière résiduelle que chaque citoyen.ne produit. L’AQZD a été créée principalement afin de promouvoir cette solution alors c’était logique de me joindre à eux afin de supporter leurs efforts. Les causes environnementales sont celles qui me rejoignent le plus depuis quelques années. Réduire la quantité de matière résiduelle produite, réduire l’utilisation du plastique et réduire le gaspillage alimentaire sont tous des causes qui me tiennent à cœur. J’ai la chance de me joindre à un jeune OBNL, remplie de bénévoles motivés et dévoués, duquel je peux apprendre tellement en suivant son évolution. J’ai aussi le privilège de participer à un projet de certification qui aidera à promouvoir le mouvement zéro déchet en éduquant, encourageant et récompensant les nombreuses entreprises qui désirent réduire la quantité de matière résiduelle qu’elles produisent. C’est vraiment un beau projet. Mon premier contact avec les membres de l’AQZD était lors d’un 5 à 7 organisé par les fondateurs de l’organisme afin de remercier ses bénévoles. J’ai été accueilli à bras ouverts et, dès le début, il m’était évident que les membres de cet organisme était très sérieux au sujet d’avoir un impact profond et durable sur la problématique des matières résiduelles. Je savais instantanément que j’étais à la bonne place.

Catherine Deninger

Bénévole

Lorsque je suis allée au Festival Zéro Déchet en 2017, j’étais loin de me douter que je deviendrais par la suite bénévole et même conférencière pour l’AQZD! J’étais alors encore convaincue que le recyclage et le compost étaient des solutions durables, mais j’ai rapidement compris qu’être bénévole pour l’AQZD, c’est beaucoup plus que montrer aux gens à trier leurs poubelles! En mettant sur pied une cellule locale AQZD dans la Vallée-du-Richelieu, j’ai été agréablement surprise de constater l’enthousiasme des participants de 5 à 75 ans à ramasser des déchets lors de notre toute première Course aux déchets en 2019 et lors de notre tout nouveau projet d’accompagnement zéro déchet pour les citoyen.ne.s pour 2021. Je crois que le plus important pour moi dans le zéro déchet, c’est l’entraide et le défi de remettre en question le statuquo. 

Par Maëlle Reveau et Rachel Lanthier pour l’association québécoise zéro déchet

L’éponge tawashi : une alternative ludique, durable et écologique

Vous connaissez vous l’éponge tawashi?

L’éponge tawashi, originaire du Japon, est une éponge faite main qui peut être tricotée ou tissée. C’est donc un processus de fabrication ludique et créatif, accessible à tous. Elle se fabrique à partir de tissu récupéré comme un t-shirt, des collants, des chaussettes. Elle est solide, durable et lavable à la machine! Elle peut tout aussi bien remplacer votre éponge synthétique de vaisselle que celle utilisée pour le ménage. Voilà donc une alternative plus écologique!

Pourquoi abandonner votre éponge classique en 3 arguments?

  1. Que ce soit l’éponge synthétique (fabriquée en mousse de résine, un dérivé du pétrole) ou l’éponge végétale (fabriquée à base de viscose issue de cellulose), elles utilisent des ressources fossiles ou forestières non durables.

  2. Leur processus de fabrication et leur cycle de vie sont énergivores, coûteux et polluants.

  3. Elles durent peu de temps et sont jetées à la poubelle, car elles sont non biodégradables. De plus, la plupart du temps, elles sont emballées dans du plastique lors de la vente.

Avantages et inconvénients d’une éponge tawashi

Des avantages…

Il y en a beaucoup!

  • Durable : elle dure environ six fois plus longtemps qu’une éponge classique.

  • Économique : voire gratuite si vous recyclez vos vieux vêtements!

  • Lavable : et oui! Simplement, à la laveuse!

  • Zéro déchet : elle n’utilise que des produits recyclés.

  • Plus saine : au niveau du cycle de vie de l’éponge tawashi, on peut difficilement faire mieux ; elle incarne l’économie circulaire. Vive la seconde vie des vêtements!

 
Des inconvénients…

Facilement contournables!

  • Moins abrasive : une solution simple est d’utiliser en complément une éponge en fibre de bambou abrasive, par exemple.

  • Peu absorbante : il est possible que vous deviez remettre du liquide vaisselle plus souvent qu’avec une éponge classique mais rien de catastrophique.

  • Sèche moins bien : très facilement contournable car la petite boucle permet de l’accrocher au tuyau du robinet!

Enfin, si vous n’êtes absolument pas porté.e sur les travaux pratiques, cette alternative ne vous convient peut-être pas. Cependant, il en existe une autre : l’éponge luffa.

Sa conception en 6 étapes, 3 outils et 5 minutes

1. Préparer son matériel

Le matériel nécessaire comprend :

  • Un cadre pour le tissage
  • De vieux (ou moins vieux) tissus à recycler
  • Une paire de ciseaux

Lors de la conception d’une éponge tawashi, la première étape consiste à trouver son cadre de tissage : la planche de bois recyclé avec vingt clous plantés (faites un carré de cinq clous par cinq). Il existe d’autres options, telles qu’un contenant assez gros pour accueillir cinq pinces à linge sur chaque côté ou encore un patron en carton arborant cinq encoches par côté. Ce sera selon votre préférence, votre imagination et les outils à votre disposition!  À noter aussi que vous pouvez vous amuser à tisser avec plus de cinq brins! L’attrait dans la conception de son éponge tawashi, c’est aussi de pouvoir être créatif sur les couleurs, les types de tissus et le nombre de brins tissés.

2. DÉCOUPER LES PIÈCES DE TISSUS

Découper des bandes de 2 à 3 cm de largeur (10 ou plus, au choix). Selon le tissu choisi, les « propriétés » de l’éponge seront différentes. Par exemple, si vous utilisez des pièces de coton, l’éponge sera un peu plus rêche, moins souple et sera tout indiquée pour les poêles, casseroles, etc. Alors que si vous utilisez des pièces de tissus en fibre synthétique extensibles (comme les collants), l’éponge sera mieux indiquée pour des surfaces plus fragiles et aura une meilleure souplesse. De même, si elle est en toile de jute, elle sera forcément plus abrasive.

3. Placer les 5 premiers morceaux à l’horizontale

Comme sur la photo, placez vos 5 premiers morceaux de tissus à l’horizontale.

4. Mise en place du carré de tissage

Pour finir la mise en place du carré de tissage, prenez un premier morceau de tissu que vous souhaitez placer à la verticale. Mais attention ! Le morceau doit passer d’abord au-dessus du premier morceau horizontal, puis alternativement en dessous du deuxième, au-dessus du troisième, de nouveau en dessous du quatrième, puis au-dessus du cinquième, jusqu’à l’accrocher au clou du côté opposé.

Faire de même avec les quatre autres morceaux en alternant le tissage, c’est-à-dire pour commencer à installer le deuxième morceau vertical, vous commencerez par en dessous (si vous aviez commencé par le dessus pour le premier  morceau) et ainsi de suite pour les autres morceaux.

5. Tisser

Quand le carré de tissage est finalisé, le tissage peut commencer. Le but est de suivre le pourtour du tawashi :

Détachez du clou (sans lâcher) la boucle de l’extrémité d’un morceau situé sur le bord d’un côté. Faites passer l’extrémité du deuxième morceau (son voisin) dans la boucle du premier morceau. Lâchez la première boucle. Faites ensuite passer la boucle du troisième morceau dans celle du deuxième. Et ainsi de suite jusqu’à faire le tour du tawashi et ne garder qu’une boucle finale qui servira pour suspendre l’éponge. 

En somme, vous ne devez jamais avoir la même extrémité de morceau dans la main. Pour les plus visuels d’entre vous, voici une illustration GIF.

6. Créer une boucle d’attache

Vous pouvez créer une boucle d’attache en passant la dernière boucle dans la première à deux reprises. Cette boucle sera utile pour suspendre l’éponge tawashi pour qu’elle sèche entre deux vaisselles.

Astuces pratiques d’utilisation et d’entretien

Astuce numéro 1

Après chaque utilisation, accrochez votre éponge tawashi grâce à sa boucle d’attache (voir l’étape de conception) afin qu’elle sèche correctement et que les odeurs ne se développent pas.

En pratique : Même en oubliant de la suspendre correctement, il y a peu d’odeurs qui se développent.

Astuce numéro 2

Pour les casseroles et les plats qui nécessitent un pouvoir abrasif plus efficace, utilisez une éponge en fibre de bambou ou en coquilles de noix, ou encore les boules de laine d’acier ou « paille de fer » (que vous pouvez facilement trouver en magasins vrac ou bio).

En pratique : L’éponge en fibre de bambou dure environ un an dans la cuisine et peut être recyclée, par exemple, pour le nettoyage de la salle de bains par la suite. En fin de vie, direction le compost! Pour faire encore plus naturel et circulaire, il semble que les coquilles d’œufs (lavées et réduites en poudre) soient une excellente poudre à récurer. À tester!

Astuce numéro 3

Pour éviter que la saleté ne se coince dans l’éponge tawashi, tissez votre éponge ni trop lâche (pour éviter que de la nourriture ne se coince dedans), ni trop serré (pour éviter de développer des odeurs).

En pratique : Au début, il est possible que vous vous retrouviez avec une éponge qui devient trop lâche ou qui se détisse  carrément. Pas de panique, on ne baisse pas les bras, l’avantage, c’est que vous avez tout sous la main pour la refaire en deux temps trois mouvements!

Astuce numéro 4

Lavez régulièrement votre tawashi à la laveuse au-dessus de 60°C.

En pratique : Vous pouvez les laver en même temps que les draps, serviettes et torchons environ tous les 3 mois.

Par Lise Millera Ferriz pour l’association québécoise zéro déchet

Pas de bébelles pour Noël!

Ah! La magie des Fêtes! Les chansons de Noël, les décorations, le sapin, la tourtière, les activités en famille, le magasinage et les listes de cadeaux… Oups… pour plusieurs d’entre nous, le plaisir s’arrête ici.   S’installe alors l’anxiété rattachée au manque de temps, au fait de devoir dépenser beaucoup d’argent et à la crainte de ne pas trouver le cadeau qui plaira à chacune et à chacun.

Selon Planetoscope, 707 000 000 de cadeaux sont distribués chaque année à Noël dans le monde. Seulement au Canada, ce sont 4,9 milliards de dollars qui sont dépensés en cadeaux de Noël annuellement, selon Statistiques Canada.  Combien de ceux-ci sont inutilisés et s’empoussièrent pendant des années dans les placards?  On se souvient tous des petits malaises, des « ah merci t’aurais pas dû », des enfants qui déballent leurs cadeaux un après l’autre sans vraiment apprécier et des bains de foule pour la course aux échanges et aux remboursements d’après Noël.  Imaginez la quantité de matières premières et d’énergie requises pour produire, emballer, transporter et emballer  de nouveau ces objets inutilisés, en plus de l’impact écologique de leur fin de vie.  

Cette année, pandémie oblige, Noël sera différent. C’est l’occasion d’oser et d’initier une nouvelle tradition. Faites le cadeau d’un don! Selon une étude de la Croix-Rouge canadienne, près de 60 % des Canadiens et Canadiennes préfèreraient un don de bienfaisance fait en leur nom, plutôt qu’un cadeau traditionnel pour les Fêtes! Voici, en plus, 5 bonnes raisons d’offrir ces cadeaux qui font du bien :

 

  1. Pour économiser du temps et réduire votre stress. Pour arriver aux Fêtes plein-e d’énergie plutôt qu’épuisé-e. 
  2. Pour poser un geste significatif pour la planète, en réduisant à la source votre consommation, et contribuer à un mouvement positif qui est déjà en marche.
  3. Pour sensibiliser vos enfants et adolescents-tes aux inégalités et à la surconsommation. Pour leur démontrer que le partage apporte du bonheur, parfois bien plus que les biens matériels.
  4. Pour devenir une source d’inspiration pour les autres et pour savourer la fierté de contribuer à un monde meilleur. Le don est un cadeau qui se multiplie, et avec la crise de la COVID-19 les besoins d’aide ont augmenté, ici et partout dans le monde.
  5. Parce que les cadeaux de Noël qui font du bien, ça rapporte! En additionnant les crédits d’impôt sur les dons de bienfaisance des deux paliers de gouvernement, vous pouvez recevoir jusqu’à 35 % pour les premiers 200$ de dons, et beaucoup plus sur la valeur de vos dons dépassant 200$. 

 

 

Vous souhaitez offrir des cadeaux personnalisés?

Choisissez un organisme qui correspond à chacune des personnes à qui vous voulez faire plaisir. Votre beau-père est un amateur d’art, offrez-lui un don à la fondation d’un musée ou d’un orchestre symphonique. Offrez des compensations carbone à vos amis voyageurs. Votre meilleure amie se soucie du bien-être des bêtes, faites un don à un refuge pour animaux en son nom. Votre sœur est une fervente défenderesse de la planète, un don à un organisme environnemental. Fiston a fait une recherche à l’école sur les baleines, offrez-lui la protection de la faune aquatique ou des océans, votre plus vieille étudie en génie, un don à Ingénieurs sans Frontières! Soyez créatif et amusez-vous! Vous pouvez en faire un jeu de devinette ou d’association entre les organismes choisis et les membres de votre groupe. Celui ou celle qui obtient le plus grand nombre de bonnes réponses se mérite un prix en argent, qu’il ou elle s’engage à investir dans un organisme de son choix!

Comment ça fonctionne?

Plusieurs organismes vous permettent de dédicacer votre don et font parvenir une carte à la personne que vous identifiez lorsque vous effectuez le don en ligne. Si ce n’est pas le cas, rédigez vous-même une carte virtuelle ou fabriquez-la avec ce que vous avez sous la main. Voici des exemples d’organismes qui offrent des programmes intéressants pour faciliter votre magasinage des Fêtes 2.0.  Faites vos recherches sur Internet, il en existe beaucoup d’autres!

Avec CanaDon, vous envoyez une carte-cadeau personnalisée de la valeur de votre choix et votre proche choisit l’organisme qui recevra les fonds, selon ses goûts et ses valeurs.  On peut choisir parmi les 86 000 organismes de la plateforme, dans différentes catégories comme art et culture, éducation, environnement, santé, animaux, etc.

Les Cadeaux de survie de l’Unicef sont des articles concrets et essentiels à la survie, qui sont expédiés depuis l’entrepôt de l’Unicef jusqu’aux enfants et aux familles qui en ont le plus besoin.  Vision Mondiale offre le même type de cadeaux qu’on peut offrir au nom d’un proche à l’aide de cartes personnalisées. Mettez en commun vos budgets cadeaux et vous pourrez offrir une bicyclette ou un puits d’eau qui améliorera les conditions de vie de tout un village!

Truc

Pour initier vos enfants au don, faites-les magasiner dans le catalogue de l’Unicef et demandez-leur de choisir un cadeau qu’ils paieront et offriront à d’autres enfants moins privilégiés. Le fait de choisir un cadeau rend plus concrète la notion du don de charité pour les jeunes. Par exemple, pour 24 $, ils peuvent offrir un sac à dos rempli de fournitures scolaires pour permettre à un enfant d’aller à l’école.

Offrez un don personnalisé via  Centraide en cadeau.  Centraide soutient un grand réseau d’organismes communautaires qui aident les personnes et les familles en situation de pauvreté ou d’exclusion à reprendre du pouvoir sur leur vie et à trouver leur place dans la société.

Les Cadeaux pour la vie de la Société canadienne du cancer sont des cadeaux réels et significatifs que vous pouvez offrir pour souligner une occasion spéciale, tout en ayant un impact sur les personnes touchées par le cancer.

Les cadeaux de bienfaisance de Partageons l’espoir offrent la possibilité de dédier votre don à un être cher et de faire une différence dans la vie de personnes et de familles montréalaises. Recherchez les organismes semblables, présents dans votre région.

Si vous êtes reconnaissant.e envers l’Association québécoise Zéro Déchet parce qu’elle ne cesse de vous inspirer et que vous avez envie de partager votre bonheur avec vos proches, faites-vous plaisir, c’est par ici! Vous cherchez une idée de cadeau à écrire sur votre liste de souhaits? Demandez de devenir membre de l’AQZD!

En fin de compte, à vous aussi la quantité de cadeaux sous l’arbre de Noël vous donne un peu mal au cœur? Vous vous efforcez de garder le sourire lors de l’interminable distribution de cadeaux? Vous êtes celui ou celle qui récupère les papiers d’emballage pour réduire un tantinet l’empreinte écologique de cette grande fête de la consommation? Cette année, saisissez l’opportunité d’être le changement que vous voulez voir dans le monde (Gandhi) et osez les cadeaux qui font du bien!

Par Nathalie Ainsley pour l’association québécoise zéro déchet

Montre-nous tes bocaux!

Au cours du mois de septembre, nous avons fait un sondage sur le Facebook de l’AQZD pour savoir quels commerçants acceptent toujours les bocaux en temps de pandémie? Vous avez été TRÈS nombreux à nous répondre alors, voici les résultat!

Premièrement, NousRire est dans BEAUCOUP de région du Québec. Découvrez s’ils sont dans votre coin!

Également, sur le site du Circuit Zéro Déchet, vous trouverez plein d’information région par région.

Montréal

Montérégie

Vrac & Bocaux – Rosemont, Plateau Mont-Royal

Produits Lemieux – Plateau Mont-Royal

Maison Écolonet – Rosemont

Épicerie LOCO Villeray, Verdun, Ahuntsic et Plateau Mont-Royal

Méga-Vrac – Rosemont, Hochelaga et Plateau Mont-Royal

Épicerie Muscade – Plateau Mont-Royal

Terre à soi – Hochelaga

Salon de Thé Oasis – Rosemont

Mère Nature – Ils ont plusieurs point de vente

L’Escale Verte – Ahuntsic et Cartierville

Vrac en Folie – Petite-Italie

Biothentique – Maisonneuve

Le Vrac du Canal – Lachine

Marchés TAU – Plateau Mont-Royal, Saint-Léonard et Saint-Laurent

Bokal – Beloeil

Produits Lemieux – Brossard

Épicerie LOCO – Brossard

La Maison du Zéro Déchet – Chambly

Éco-Vrac – Lacolle

Épicerie Réserves – Boucherville

Lavallée Verte – Candiac

Boutique Uzage – Saint-Hyacinthe

Orange Coco – Granby

Refill & Co – La Prairie

Marchés TAU – Brossard

Espace Organique – Longueuil

Coup de pousse – Boucherville

Estrie

Laurentides

Mille et une noix – Sherbrooke

Le Silo – Sherbrooke

Mange Ta Main – Lac Mégantic

123Zero – Magog

L’Écolo Boutique – Sherbrooke

Umano – Sherbrooke

Avrac A’davrac – Sherbrooke

Vrac et vous – Mont-Tremblant

Espace Zéro Déchet – Blainville

La Moisson – Sainte-Thérèse

Marchés TAU – Blainville

Dans mon bocal – Sainte-Adèle

La Bohémienne – Rivière-Rouge

Bio Sattva – Val-David

Encore & Co – Saint-Jérôme

Capitale-Nationale

Lanaudière

Produits Lemieux – Saint-Roch

Origine en vrac – Charlesbourg

L’Escargot Gourmand – Sillery

La Récolte – Limoilou et Montcalm

Le Haricot Magique – Québec

L’Atelier en Vrac – Stoneham-et-Tewkesbury

Uni-Vrac – Université Laval de Québec

Le Minimaliste – Lorretteville

Au Fruit des Moines – Québec

Mille & un Bocaux – Donnacona

Relais Mieux-Être – Rawdon

Centre Inspire – Lavaltrie

Vie & Cie – Saint-Jean-de-Matha

BioVrac – Mascouche

L’arc en vrac – Joliette

Magasin Général Vrac & Compagnie – Repentigny

Pro-Terre – Terrebonne

Folles d’ici – Joliette

Vie et Cie – Saint-Jean-de-Matha

Centre-du-Québec

Laval

Santé en vrac – Nicolet

L’Atelier Québécois – Drummondville

Au Poivre Noir – Saint-Léonard-d’Aston

Le Panier Santé – Drummondville

La Brise Verte – Laval

Marchés TAU – Laval

Chaudière-Appalaches

Saguenay–Lac-Saint-Jean

Bidon Rempli – Lévis

L’idée verte – Thetford Mines

La Réserve – Arvida

Le Lac en Vrac – Alma

Bas-Saint-Laurent

Mauricie

Le Vrac – Rivière-du-Loup

Santé en vrac – Trois-Rivière

Outaouais

Abitibi-Témiscamingue

La Mesure – Maniwaki

Écolovrac – Amos

Aki – Val d’Or

Les Saveurs Folles – Rouyn-Noranda

Côte-Nord

Gaspésie – Îles-de-la-Madelaine

Renard Bleu – Port-Cartier

Le Vrac et Bio – Îles-de-la-Madelaine

L’Armoire – Sainte-Anne-des-Monts

Par Rachel Lanthier pour l’association québécoise zéro déchet

Local, bio, en vrac… quoi choisir pour réduire l’empreinte écologique de son panier d’épicerie?

Fruits et légumes

Est-ce qu’une tomate de culture biologique du Mexique est un choix plus vert qu’une tomate de serre non bio du Québec? Pour trouver une juste réponse, il faudrait pouvoir comparer le nombre de kilomètres parcourus, le type et la quantité d’énergie requise pour la culture, la quantité d’eau, les engrais et pesticides utilisés, et considérer en plus toutes les ressources nécessaires à l’emballage (pétrole, eau, transport, etc.) C’est bigrement complexe!

Essayons plutôt de mieux comprendre l’impact des différentes options offertes afin de faire des choix éclairés qui nous ressemblent.

Biologique

C’est quoi?

Ce mode de production agricole est naturel et n’utilise aucun produit de synthèse, comme les pesticides chimiques, fertilisants artificiels ou hormones de croissance, ni d’OGM.  Les certifications sont sévères et fiables. Acheter bio fait une réelle différence, considérant les effets dévastateurs des pesticides sur les insectes (dont les abeilles), les sols, les cours d’eau et les nappes phréatiques, en plus de la dangerosité probante sur la santé des humains. Cher le biologique? Pas tant que ça, considérant que les producteurs bio doivent assumer les coûts supplémentaires des méthodes d’agriculture ou d’élevage plus écologiques, tandis que le non-bio se contente de refiler les coûts de dépollution aux générations futures.

On s’y met? 

Privilégiez les fruits et légumes de saisons, ils sont moins chers. Québecbio.com propose de nombreux trucs pour introduire le bio dans votre assiette sans vous ruiner. On y trouve tous les bienfaits du bio concernant l’environnement, la santé, l’économie, le goût et le bien-être animal, de l’information sur les certifications et même une section présentant les rabais hebdomadaires!

Local

C’est quoi?

En achetant local, on encourage les emplois d’ici et on diminue les gaz à effet de serre (GES) générés par le transport des denrées. Dans son livre Sauver la planète une bouchée à la fois, Bernard Lavallée précise toutefois que le transport représente environ 11 % des émissions de GES liés aux aliments ; la production et la transformation étant responsables de la plus grosse portion. Attention aussi au nombre de kilomètres parcourus, le Canada est un bien grand pays!

On s’y met?

Une bonne façon d’appuyer l’économie locale est de magasiner dans les marchés de quartier et de favoriser les circuits courts, réduisant ainsi le nombre d’intermédiaires entre le producteur et vous. Mangez des fruits et légumes frais au rythme des saisons, directement des fermes québécoises en vous abonnant aux paniers bio des Fermiers de famille. Difficile de manger local toute l’année? Pas selon Julie Aubé, auteure de Mangez local, avec ses moult astuces de conservation et ses recettes pour profiter des produits de chez nous hiver comme été.

Le saviez-vous?

Les fermes LUFA n’offrent pas seulement une multitude de fruits et légumes locaux et biologiques, mais aussi des poissons de pêcherie durable, des viandes d’agriculture plus respectueuses de l’environnement, en plus d’une grande variété d’alternatives végétariennes et des trésors des petits commerçants locaux.  LUFA travaille chaque jour à réduire ses emballages et livre chez vous ou dans plus de 200 points de cueillette à travers le Québec. Voilà une belle façon d’encourager des entreprises d’ici et de faire une différence!

En vrac

C’est quoi?

Le suremballage et les plastiques à usage uniques sont un fléau et les autorités tardent à réglementer. Avec la crise de la COVID-19, s’est propagée la fausse idée que le jetable est plus propre que ce qu’on peut nettoyer. Pourtant, tout commerce offrant le vrac est déjà soumis à des mesures sanitaires très strictes par le Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) et même en zone rouge, le MAPAQ n’a jamais interdit le vrac. Comme l’ont souligné dans une déclaration commune 120 expertes et experts de la santé provenant d’une vingtaine de pays : « Sur la base des meilleures données scientifiques disponibles et des conseils de professionnel.le.s de la santé publique, il est clair que l’usage du réutilisable peut se faire en toute sécurité en respectant les règles d’hygiène de base. » 

On s’y met?

Cuisinez! En plus d’éliminer les emballages, la cuisine maison est bien meilleure pour la santé, en plus d’être moins chère. À l’épicerie, avez-vous le réflexe de prendre les fruits et légumes en sacs ou empaquetés dans du plastique, quand juste à côté se trouve un plein étal du même produit en vrac? En remplissant soi-même ses sacs à fruits réutilisables, on en prend juste assez pour nos besoins. Allez, vous avez quelques pots Mason qui dorment au fond d’une armoire, laissez-vous tenter par une première expérience de remplissage! Trouvez un marchand de vrac près de chez vous avec le localisateur du Circuit Zéro déchet.

Carottes

Équitable

C’est quoi?

En achetant équitable, on s’assure que les fermiers et fermières reçoivent un juste prix pour leurs produits, que les employés travaillent dans des conditions décentes et que les méthodes d’agriculture soient durables pour les générations futures. En plus d’agir pour la protection de l’environnement, on contribue aussi à lutter contre la pauvreté.

On s’y met?

Saviez-vous que les Cafés Van Houtte servent exclusivement des cafés équitables? Il est peut-être temps de changer de barista! Dans la plupart des épiceries, en plus du café, des tisanes et du thé, on peut acheter cacao, chocolat, quinoa, et même des bananes équitables. Découvrez la passionnante histoire de chaque produit équitable disponible au Québec en cliquant sur choisiréquitable.org. Pour quelques sous de plus, vous changez des vies! 

D’origine végétale

C’est quoi?

L’élevage industriel des animaux est le plus grand émetteur de gaz à effet de serre, responsable de déforestation et de perte de biodiversité, utilisant une quantité titanesque d’eau, polluant les cours d’eau et dégradant les sols. Selon Extenso, le centre de référence sur la nutrition de l’Université de Montréal, 70 % des terres arables mondiales sont utilisées pour la production des animaux, incluant les pâturages et les cultures de céréales pour les nourrir. Pas étonnant que réduire sa consommation de viande soit le plus important geste à poser pour améliorer le bilan environnemental de son alimentation.

On s’y met?

Remplacez la moitié de la viande par une légumineuse dans vos recettes traditionnelles et favorisez les viandes moins polluantes, comme la volaille. Ajoutez des noix à vos salades, riz, couscous pour les transformer en repas complets et nourrissants. Essayez les délicieuses saucisses québécoises GUSTA, à base de protéine de blé, vous serez sédui.te.s!  Aussi, pensez à réduire vos portions de viande, le Guide alimentaire canadien établit que les aliments protéinés, qu’ils soient d’origine animale ou végétale, ne devraient remplir que le quart de l’assiette! Vous trouverez des recettes simples et beaucoup d’idées sur Loounie cuisine, de la créatrice du célèbre Tofu magique!

Aliment gaspillé

C’est quoi?

C’est le plus polluant! Un aliment périssable empilé dans un site d’enfouissement n’a pas accès à l’oxygène dont il a besoin pour se décomposer, il produit alors du méthane, un gaz à effet de serre 21 fois plus réchauffant pour le climat que le CO2, et il contribue à polluer les eaux souterraines avec le lixiviat, un liquide transportant avec lui les résidus toxiques présents dans les déchets. Évidemment, lorsqu’on place le même aliment au compost, on réduit considérablement l’impact de sa fin de vie, mais pas celui de tout son cycle (production, transformation, transport et distribution). Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), un tiers de la nourriture produite dans le monde est perdue ou jetée, et la plus grande proportion du gaspillage se produit à la maison. 

On s’y met?

Osez la diversité et les agencements non traditionnels dans vos salades, soupes et plats de pâtes, cuisinez avec « touski » reste dans le réfrigérateur. Lavez et coupez vos légumes à l’avance, planifiez vos repas de la semaine, réorganisez régulièrement votre frigo, et sachez que la plupart des aliments se congèlent, même le tofu! Quoi faire avec un chou qui commence à montrer des signes de fatigue? Sauve ta bouffe, Chic frigo sans fric et J’aime manger pas gaspiller, sont trois boîtes à outils ludiques qui vous transformeront en champions(nes) anti-gaspi! En passant, « Meilleur avant » ne veut pas dire « Mauvais après »! Par ailleurs, pour profiter d’économies substantielles chez votre épicier habituel, achetez des denrées excédentaires à rabais, en téléchargeant l’une des applications FoodHero ou Flashfood

En conclusion, pas de culpabilité! Selon vos valeurs et la disponibilité du moment, introduisez dans votre panier d’épicerie des produits correspondant à au moins une des options écoresponsables ci-haut, deux c’est mieux, trois, c’est le nirvana! Enfin, malgré vos plus nobles intentions lors de vos achats, votre plus grand impact résultera de votre performance comme gestionnaire de frigo. 

Et n’oublions surtout pas le plaisir de manger! La santé humaine, la santé de l’environnement et le plaisir sont trois dimensions indissociables de notre alimentation. Ensemble, en utilisant notre pouvoir de consommateur(trice), en influençant le marché selon la loi de l’offre et la demande, on peut changer le monde, un achat à la fois!

Lorsque vous savourez un bon repas, en plus du plaisir gustatif des saveurs, ressentez la satisfaction de savoir qu’avec vos choix, vous faites du bien à votre corps, à votre âme et à la planète.

L’alimentation durable vous intéresse? Vous trouverez ici des suggestions de livres écrits par des icônes québécoises de la cuisine joyeuse, économique et responsable comme Bernard Lavallée, Florence-Léa Siry, ainsi que Caroline Huard, alias Loounie. Ces trois passionnés de cuisine présentent des chroniques dans l’excellente émission Moi j’mange, saison 2, présentée le mardi à 19h30, qu’on peut revoir en ligne sur le site de Télé-Québec.

Par Nathalie Ainsley pour l’association québécoise zéro déchet

10 astuces pour transformer son écoanxiété en bonheur contagieux

Personne qui saute

Être écoanxieux(-se), c’est se sentir en situation d’urgence face au dérèglement des écosystèmes et en même temps avoir une forte impression d’impuissance. Cet état d’anxiété, qui affecte la santé mentale de plus en plus de gens, peut nous empêcher d’agir, mais peut aussi nous pousser à l’action. D’ailleurs, selon la doctorante en psychologie à l’Université du Québec à Montréal, Christina Popescu, le meilleur antidote à l’écoanxiété demeure l’engagement social. Vous trouverez ici dix astuces pour vous mettre en mouvement et retrouver votre équilibre psychologique! 

1. Découvrir son pouvoir d’agir

Les cercles d’influence, vous connaissez? Le cercle extérieur, c’est celui des préoccupations, on y retrouve tout ce sur quoi nous n’avons aucun contrôle. Ce sont ces pensées qui nous font dire que le défi est trop gros, qu’on ne peut pas faire une différence, qu’il est trop tard, que d’autres polluent plus que nous, etc. Demeurer dans cette zone est source d’inquiétude, de stress et d’anxiété car on se sent impuissant(e). À l’opposé, le cercle du centre, c’est notre pouvoir d’agir. Quand on fait le ménage dans nos pensées, qu’on identifie ce qu’on peut contrôler, et qu’on décide de se mettre en action, notre cerveau sécrète des hormones qui nous aident à mieux gérer le stress et contribuent à nous mettre de bonne humeur. Finalement, le cercle d’influence est entre les deux : c’est lorsqu’on peut interagir dans l’intention de changer les choses, sans être vraiment responsable du résultat. Ça aussi, c’est bon pour la santé mentale, ça développe le « lâcher-prise ». Ne perdez pas une minute pour quitter votre cercle extérieur, identifiez vos options et découvrez le bien-être du cercle de contrôle!

Cercle d'influence
2. Cesser de lire les mauvaises nouvelles concernant la planète

Ces études scientifiques qui nous confirment chaque jour la disparition d’une nouvelle espèce ou la quantité de plastique dans l’océan sont nécessaires et visent un objectif : éveiller les consciences. En revanche, à la longue, ces lectures sont franchement déprimantes et elles alimentent notre cercle des préoccupations. Abonnez-vous plutôt à des infolettres comme celles de lAssociation québécoise Zéro Déchet ou d’Unpointcinq le joyeux media de l’action climatique au Québec ; regardez le documentaire Demain ou lisez le livre Demain le Québec.  Ça vous fera découvrir que chaque jour, il y a des milliers de personnes qui se sentent comme nous et qui se sont mises en mouvement pour une planète plus verte. Ça vous donnera de l’espoir. 

3. Commencer par un petit geste

Réalisez un changement à la fois et célébrez chacun d’eux. Chaque geste, répété des centaines de fois et multiplié par le nombre de personnes qui s’y mettent, ça fait une différence. Commencez par remplacer un article jetable par un réutilisable, par exemple, les lingettes démaquillantes ou les serviettes de table. Mettez vos lunchs et vos restes dans des plats plutôt que dans des sacs Ziploc. Réalisez qu’une bonne vieille guenille essuie mieux qu’un essuie-tout. Emportez votre bouteille d’eau et votre tasse à café réutilisable. Achetez votre savon en barre, et pourquoi pas votre shampoing? Essayez une nouvelle recette végétarienne et publiez-la sur les réseaux sociaux. Soyez fier(-ère) de chaque nouvelle habitude et partagez avec vos proches le plaisir ressenti, ça leur donnera des idées! Vous verrez, c’est bien plus efficace que de faire la morale.

4. Acheter mieux, acheter moins

En avez-vous vraiment besoin? Est-ce un produit durable ou êtes-vous influencé(e) par le bas prix? Peut-on le trouver usagé? Réduire sa consommation, c’est passer du plaisir éphémère d’acheter et savourer le bien-être durable de vivre en harmonie avec ses valeurs. En prenant conscience de la quantité de ressources requises pour produire, transporter, distribuer et disposer les objets, on réalise que chaque article non acheté a un impact positif sur l’environnement et que finalement, c’est plutôt facile de s’en passer. C’est le moyen favori des paresseux pour sauver la planète, et c’est le plus efficace, car on réduit à la source. En bonus, quel bonheur de voir s’élever le solde de notre compte de banque! 

Personnes en ligne
5. Faire du bien avec son argent

Achetez bio, local, équitable, végétarien, faites un don à un organisme environnemental, compensez les crédits-carbone de vos voyages en avion, investissez vos économies dans des placements verts et socialement responsables. Ces choix que vous faites avec votre argent contribuent à encourager des entreprises qui ont des pratiques écologiques et durables ou des organismes qui ont de grandes ambitions, de superbes projets, mais ont besoin d’un petit coup de pouce financier. Laure Waridel ne savait mieux dire dans son livre Acheter, c’est voter. Chaque soir avant de vous endormir, ressentez la gratitude vous envahir : avec l’argent investi ou donné, quelqu’un est en train de changer le monde à votre place!

6. Faire entendre sa voix

Signez des pétitions, répondez aux sondages, écrivez à votre ville, à votre député, à votre marchand, à l’école, à la direction de votre entreprise. Demandez la collecte de compost, l’amélioration des pistes cyclables, la réduction des emballages, plus de choix végétariens, etc. S’attendre à ce que les entreprises changent d’elles-mêmes, c’est dans notre cercle des préoccupations, faire valoir nos opinions avec nos choix et nos achats, c’est dans notre cercle de contrôle. Les décideurs et les entreprises sont à l’écoute des opinions de la population et des consommateurs. Par ailleurs, nous sommes de plus en plus nombreux(-ses) à demander des politiques et des mesures plus vertes, et ça donne des résultats. Apprivoisez vos superpouvoirs de citoyen(ne) et de consommateur(trice, et faites confiance à la force du nombre!  

7. Apprendre à dire « Non merci »

Prenez conscience de tous les articles inutiles qu’on nous impose, sans notre consentement. Par exemple, en allant chercher mes nouvelles lunettes récemment, je n’ai pas pris l’étui, je dois bien en avoir une douzaine à la maison.  J’ai refusé la petite bouteille de liquide nettoyant : les lingettes lavables font des miracles pour nettoyer les lunettes. Si vous aimez le liquide, utilisez votre nettoyant à vitre, c’est d’ailleurs ce qu’on vous vend chez l’optométriste, mais plus cher, dans de jolies petites bouteilles. Je n’ai pas pris la petite boîte en carton « cute » dans laquelle les lunettes et l’étui étaient déposés, ni le sac, dans lequel la petite boîte a été mise! L’arbre est dans ses feuilles… J’ai remis la carte d’affaires qui se trouvait dans le sac, et j’ai demandé de m’envoyer la facture par courriel. C’est facile, ça ne coûte rien et c’est marrant de voir la réaction des gens quand on refuse un échantillon, un article de promotion ou une prime-cadeau. « Mais c’est gratuit, madame! » Le rire est un remède très efficace contre l’anxiété!

Légumes qui pousse
Crédit photo: Markus Spiske
8. Participer aux marches pour la planète

Se retrouver au milieu de milliers de personnes qui ont su transformer leur colère en énergie pour passer à l’action, c’est le summum du bonheur! Embarquez dans la vague, bricolez une pancarte drôle et non culpabilisante, apportez vos chaudrons et dansez! Observez autour de vous, remplissez-vous de cette énergie positive, c’est grisant!

9. Devenir bénévole dans une organisation environnementale

Paru dans un récent article de La Presse : Selon la Harvard Medical School, faire du bénévolat développe les réseaux et les habiletés sociales, accroît la confiance en soi, procure un sentiment d’accomplissement, réduit le stress et les risques de dépression, et augmente même le niveau de bonheur!  Les organismes sont tous à la recherche de personnes motivées avec des talents diversifiés. Faites des recherches sur Internet, prenez connaissance des missions et valeurs des organisations et choisissez celles qui vous ressemblent le plus. Regardez, par exemple, du côté de la Fondation David Suzuki, de Greepeace, ou d’Équiterre, qui proposent des projets concrets et positifs pour la communauté partout au Québec, ou des organismes plus locaux comme les Éco-quartiers à Montréal. Pourquoi ne pas vous joindre à nous, à  l’Association québécoise Zéro Déchet? Vous pourrez choisir les projets qui vous intéressent, selon le nombre d’heures que vous avez à investir, et même contribuer à partir de chez soi. Allez, osez! 

10. Partager cet article

S’il vous a inspiré(e), il en inspirera un(e) autre, qui posera un petit geste, puis un autre.  Prenez part au mouvement collectif, il est déjà en marche! Voyons la crise climatique comme une opportunité de donner un sens à nos vies et nous pourrons dire avec fierté à nos petits-enfants que nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir. En bonus, ces hormones du bonheur, sécrétées par la satisfaction ressentie lorsqu’on contribue à quelque chose de plus grand que soi.  Elles sont addictives !  Quand on commence, on ne peut plus s’arrêter… On est sur notre « éco » X!  Vous voyez, vous vous sentez déjà mieux.

Cercle d'influence
Par Nathalie Ainsley pour l’association québécoise zéro déchet

Note de l’auteure : Si vous pensez souffrir d’un trouble anxieux, si votre détresse ressentie est envahissante, si vous avez des crises d’anxiété, des pertes d’appétit ou de sommeil, si vous n’arrivez plus à vous concentrer ou à penser à autre chose, consultez un spécialiste de la santé mentale, qui saura vous accompagner.

Voyager sans avion : réflexion sur le tourisme local

Personne beau ciel

Au-delà de la résilience et des capacités d’adaptation qu’elle a exacerbées chez chacun, la pandémie de COVID-19 pourra aussi se vanter d’avoir donné un coup de pouce au tourisme local et à la découverte des paysages enchanteurs que le Québec a à nous offrir. On se le fait dire souvent par des gens qui découvrent la Belle Province (pas le resto!) pour la première fois : « c’est incroyable par chez-vous, les espaces verts s’étendent à perte de vue et le relief accidenté en met plein la vue. Et que dire des cours d’eau qui, en plus d’être plus nombreux que les noms de villes débutant par Saint, sont abondants ». Et, entre vous et moi, ils n’ont pas tort! La pensée selon laquelle la qualité de nos vacances sera corrélée positivement avec l’éloignement de la maison est souvent véhiculée. Mais le contraire est tout aussi vrai. Et si nous étions autant, voire même plus, disposés à apprécier un séjour dans notre coin de pays? Et si les petites angoisses liées aux voyages à l’étranger (retard de vol, perte des valises, non-correspondance des cartes de crédit, barrières linguistiques, perte de repères, etc.) s’estompaient lors de voyages plus près de chez-soi et laissaient place à un réel laisser-aller?

Forêt automne
Québec, Canada par Patricio Vargas

Touriste dans sa propre province

Avec un statut de « local », nous croyons bien connaître notre lieu de résidence, mais plusieurs détails qui nous entourent au quotidien passent sous notre radar, car nous avons tendance à se tracer machinalement les mêmes itinéraires, à fréquenter les mêmes lieux et à moins lever les yeux. Voyager local, c’est une façon simple de s’extirper de notre zone de confort et de poser un regard neuf sur les petits bijoux insoupçonnés que nous côtoyons de plus près qu’on le pense.

Pensez-vous que les Parisiens escaladent la tour Eiffel à chaque samedi, qu’ils déambulent sur les Champs Élysées au premier moment venu et qu’ils s’épanchent quotidiennement devant l’aménagement du Jardin du Luxembourg? Non. À l’égale des Québécois qui ne prennent pas tous la peine de porter une attention particulière aux merveilles boréales qui les entourent : le fjord du Saguenay, le fleuve Saint-Laurent, les monts Chic-Chocs et le Mont-Royal pour ne nommer que ceux-là. Pourtant, les activités et les escapades à faire au Québec se comptent par milliers, et sont plutôt bien dispersées entre les 17 régions administratives.

Rivière Saguenay par Ali Kazal

Zéro déchet et tourisme local

Les coûts financiers représentent une préoccupation de moins en moins grande pour les voyageurs puisqu’une multitude de compagnies aériennes offrent désormais des vols internationaux à des prix ridiculement bas. Néanmoins, les considérations écologiques du voyage en avion commencent à germer chez plusieurs, ce qui engendre des réflexions sur les fondements mêmes du tourisme international et pose de nouvelles façons d’aborder le voyage. Évidemment, prendre la décision de voyager plus près de la maison est un geste éclairé qui figure dans la démarche écoresponsable de certains. Renoncer à un voyage en avion est l’un des gestes les plus probants que l’on puisse poser pour réduire significativement son empreinte carbone. D’un point de vue purement quantitatif d’émissions de GES, c’est un geste plus important que de renoncer à l’utilisation d’une voiture ou encore d’adopter un régime alimentaire végétalien. Mais encore là, tout est une question de choix, et l’on se doit de respecter le rythme d’adaptation, les limitations ainsi que les décisions des autres. 

Fleuve st-laurent
Fleuve Saint-Laurent, Cap-Rouge par Louis-Étienne Foy

Il se peut que votre cousine soit la personne la plus écolo de votre entourage : elle composte, se déplace en vélo, fait des achats en vrac, cultive ses fruits et légumes puis achète exclusivement des articles de seconde main. Est-ce que s’offrir un voyage transatlantique annuel délégitimise sa démarche zéro déchet? Pas du tout. Plusieurs personnes ont ce craving insatiable de jouer aux globe-trotteurs et d’accumuler le nombre de punaises qui tapissent leur carte du monde au-dessus de leur lit, et c’est tout à leur honneur. Ceci dit, 2020 marque une pause en ce qui a trait aux voyages internationaux non essentiels. Et il serait encore plus à notre honneur d’en profiter pour explorer notre coin de pays et y vivre des expériences à la hauteur de celles des voyages les plus exotiques. Décrocher du quotidien, s’évader, reconnecter avec la nature, être confronté à un environnement différent et, tout simplement ralentir, n’est-ce pas ça l’objectif des vacances? Le plus beau dans tout ça, c’est qu’il est possible de le faire à 5 000, 500 ou 50 kilomètres de chez soi. 

Par Catherine OUellet pour l’association québécoise zéro déchet

Le camping en mode zéro déchet

Tente et ciel étoilé

L’été bat son plein, et comme plusieurs, vous avez envie de vous retrouver en nature? Le camping, qu’il soit sauvage ou sur terrains aménagés, est un excellent moyen de décrocher sans aller trop loin. En plus, c’est super écolo!

Voici quelques trucs pour ne pas perdre ses belles habitudes zéro déchet en camping, inspiré du programme Sans trace (Leave no trace).

Conçu dans les années 60 et 70, ce programme préconise sept principes servant à minimiser l’impact des campeurs sur la nature. On pourrait dire que c’est l’ancêtre du zéro déchet!

Les 7 principes du « Sans Trace »

  • Se préparer et prévoir
  • Utiliser les surfaces durables
  • Gérer adéquatement les déchets
  • Laisser intact ce que l’on trouve
  • Minimiser l’impact des feux
  • Respecter la vie sauvage
  • Respecter les autres visiteurs
Logo sans trace

Pour cet article, nous allons principalement nous concentrer sur le premier principe, « Se préparer et prévoir », ainsi que sur « Gérer adéquatement les déchets » et « Minimiser l’impact des feux ».

Emprunter avant d’acheter

On s’entend, faire du camping nécessite pas mal de matériel. Rappelons-nous toutefois la base du zéro déchet, qui est de réduire avant tout la consommation.

Avant de faire une razzia au magasin de plein air, sondez plutôt votre entourage afin de dénicher ce dont vous aurez besoin. Gageons que vous pourriez emprunter tente, brûleur, bâche, sac de couchage et autres équipements de camping!

Sinon, la location s’avère une alternative intéressante – plusieurs magasins de plein air offrent une vaste gamme de matériel à louer.

Bien planifier ses repas

En matière de repas, la planification est la clé. Camping est souvent synonyme de virée de dernière minute à l’épicerie, avec peu d’égard au suremballage. Avec un minimum de planification, toutefois, il est largement possible de les réduire ou les éliminer.

Pensez à planifier des repas simples, faites une liste d’épicerie, et procurez-vous au préalable un maximum d’ingrédients en vrac.

Pourquoi ne pas acheter vos légumes sans emballages, et les griller directement sur le feu? Quoi de mieux qu’un bon maïs en saison, cuit vapeur dans sa pelure sur les flammes… Encore mieux s’il provient de chez le fermier croisé en route!

Afin de minimiser l’utilisation de combustibles, visez à minimiser les aliments nécessitant une cuisson. Des salades froides préparées à la maison se prêtent à merveille au camping.

Avant de partir, préparez également des portions de grignotines telles que des bretzels ou des noix dans des sacs réutilisables.

N’oubliez pas non plus de préparer des petits contenants de condiments de la maison, tels que la moutarde et les épices. Cela vous évitera d’en acheter des pots entiers à l’épicerie.

Fusillis
Aliments en vrac chez La Récolte

Boire sans déchets

Si vous êtes en camping sauvage près d’un point d’eau, le filtre à eau est de mise. Il vous permettra de vous abreuver tout le séjour, en puisant directement des lacs et rivières.

Vous êtes en camping avec voiture? Pensez à remplir plusieurs grosses bouteilles et autres contenants réutilisables, que vous ferez congeler. En plus, votre glacière sera maintenue au frais, et vous n’aurez pas à acheter de la glace en sac!

Growler du Dieu du Ciel
Crédits photo : Dieu du Ciel!

Pour ce qui est de l’alcool, saviez-vous que vous pouviez faire remplir des cruchons de bière consignés (growler), et même des petits fûts, directement auprès de certaines microbrasseries?

Avec un peu de planification, nous pouvons tout à fait réduire la quantité d’emballages utilisés pour l’eau et la bière. 

Minimiser l’impact des feux

Le feu, c’est rassembleur et oh combien satisfaisant. N’oubliez pas toutefois qu’il n’a pas exactement un impact positif sur l’environnement. Pourquoi ne pas réduire la fréquence et la durée de vos feux, et de vraiment savourer le moment quand vous en faites un?

La manière dont on se procure le bois a également un impact. Les nombreux campeurs se cherchant de quoi allumer leur feu finissent par vider la forêt environnante de son petit bois. Petit bois qui joue un rôle important au sein de l’écosystème.

Pensez à acheter votre corde de bois à l’entrée du camping, afin de minimiser votre impact sur la forêt à ce niveau.

Afin de minimiser l’impact de vos feux, voici les recommandations du programme Sans trace :

  • Faites un feu qu’aux endroits désignés, loin des arbres.
  • Laissez le feu se consommer jusqu’aux cendres.
  • Éteignez le feu entièrement.
  • Ne faites pas brûler de plastique ou d’aluminium.
  • Si vous avez à ramasser du bois, choisissez du bois mort dans un vaste périmètre autour du campement.
Feu de camp
Crédit photo : Roya Ann Miller

Gérer les déchets

Si vous avez bien planifié votre séjour, il ne devrait pas rester beaucoup de déchets. Mais pour ces récalcitrants, pensez à apporter quelques sacs pour pouvoir les rapporter chez soi.

Pour les déchets organiques, pensez à les rapporter et non à les jeter dans la forêt. Ils ne seront pas compostés s’ils restent à la surface du sol. Les microorganismes responsables de la décomposition se trouvent dans les couches plus profondes, et non à la surface.

Quant aux déchets humains, c’est un peu le même principe. S’il n’y a pas de toilettes ou toilettes sèches à proximité, creusez un trou d’au moins 30 cm (assez loin des tentes!) dans le sol pour les excréments. Vous vous assurerez de ne pas déséquilibrer le fragile équilibre de la forêt.

Penser à l’hygiène personnelle

Attention à l’impact de vos produits d’hygiène personnelle! Votre crème solaire, chasse-moustiques et savon s’écouleront directement dans la nature environnante. Le savon, par exemple, a un impact sur les fragiles écosystèmes aquatiques, notamment en dissolvant le film protecteur à la surface de la peau des poissons et amphibiens.

Nettoyant corps
Nettoyant pour le visage chez Rose Citron
Savon
Savon à l'eucalyptus chez Rose Citron

Le mieux est de réduire ces produits au minimum, et de se couvrir afin de se protéger du soleil et des insectes. Choisissez également les produits les plus naturels et biodégradables possibles, et ne mettez jamais de savon dans les étendues d’eau.

Afin de laver votre vaisselle, inspirez-vous des campeurs chevronnés et essayez le sable ou la terre! En frotter une petite poignée retire remarquablement toute trace de nourriture et de gras.

Pour conclure, pensez à toujours laisser le site plus propre que lorsque vous êtes arrivé. Réduire son impact en camping, c’est également minimiser son impact sur l’expérience des autres. Plus nous respectons notre environnement et les autres, plus longtemps nous pourrons profiter de nos beaux espaces verts!

Par Karine St-Germain Blais

Au quotidien, Karine St-Germain Blais aide les entreprises responsables à accroître leur visibilité sur le web. Adepte d’autosuffisance et de mode de vie durable, elle tient un blogue sur le zéro déchet et le slow life, Vivre en slow.

COVID-19 vs le zéro déchet : Life without plastic

Plastique

La pandémie est venue modifier les pratiques des entreprises zéro déchet, qui ont dû s’adapter rapidement et relever de nombreux défis en peu de temps. Plusieurs d’entre elles ont accepté de nous partager leur expérience et la manière dont elles envisagent la suite.

3 questions à...

BLOGUE - image en rond -

Quel a été l'impact de la pandémie sur vos pratiques zéro déchet?

Cela a été très difficile, nous avons subi une réduction des ventes de 15-20 %. Nous avons perdu beaucoup de nos clients qui font de la vente au détail car leurs magasins étaient fermés donc moins de ventes pour nous. Heureusement, on a anticipé la demande pour les masques sans plastique donc notre clientèle est revenue vers nous avec ça.

Restez-vous persuadé de la pertinence du zéro déchet?

Je reste convaincue, mon engagement n’est pas remis en question!

Malheureusement, cette crise va sans doute empirer le problème du plastique, car on croit, à tort, que le plastique est plus sécuritaire. Si on continue, on va se retrouver avec un problème encore plus gros donc il ne faut surtout pas baisser les bras, au contraire.

Cette crise nous donne l’opportunité de réfléchir et de changer nos manières de faire : laver plutôt que jeter, revenir au local, devenir plus résilient. On pourrait développer une capacité de production locale au Québec avec des matériaux moins polluants (lavables ou compostables). 

Il faudra supporter l’environnement en relançant l’économie, demander des pratiques plus vertes aux entreprises.

Que diriez-vous au consommateur pour le rassurer sur les vertus du zéro déchet?

Le virus reste actif plus longtemps sur les surfaces en plastique. Les recherches sont encore en cours mais en comparaison avec du matériel naturel (bois, carton, etc), le virus reste plus longtemps. 

Nous avons toujours encouragé les familles et garderies à utiliser de la vaisselle en inox qui se désinfecte facilement sans se dégrader. Le plastique ne peut pas être autant désinfecté sans se dégrader, et lorsqu’il se dégrade, il transmet des additifs chimiques.

Parfois les gens sont rassurés par le jetable car ils ne considèrent pas que nettoyer est suffisamment sécuritaire. Là, c’est un travail d’éducation à faire.

Propos recueillis auprès de Chantal Plamondon , Cofondatrice de Life Without Plastic

COVID-19 vs le zéro déchet : Épicerie Loco

Article entrevue avec Loco

La pandémie est venue modifier les pratiques des entreprises zéro déchet, qui ont dû s’adapter rapidement et relever de nombreux défis en peu de temps. Plusieurs d’entre elles ont accepté de nous partager leur expérience et la manière dont elles envisagent la suite.

3 questions à...

Épicerie Loco

Quel a été l'impact de la pandémie sur vos pratiques zéro déchet?

En tant que service essentiel, la boutique devait rester ouverte pendant le confinement, mais avec des protocoles d’hygiène renforcés. Nous nous sommes adaptés de manière progressive selon les instructions du gouvernement. Les contenants réutilisables n’ont jamais été interdits à aucun moment mais le client est le seul à y toucher du début à la fin. Le commis ne les manipule pas. On a aussi continué de reprendre les consignes mais pas de manipulation par l’employé : le client les dépose dans un bac lui-même.

Au début du confinement, la clientèle a diminué donc nous avons développé le service de livraison pour trouver une solution, même si, bien sûr, on préfère le contact direct! Une équipe entière s’est consacrée aux commandes à notre entrepôt donc ça prenait une réorganisation totale. Il y a eu beaucoup d’aléas et quelques erreurs au début avec les commandes en ligne mais les clients étaient super compréhensifs! On prend constamment le pouls de ce que veut le client donc on continuera la livraison tant qu’il y aura de la demande.

On a aussi développé les ateliers en ligne pour répondre au besoin de s’occuper à la maison. On recommencera la version physique dès qu’on pourra. Par exemple, en hiver quand il fait froid, on continuera peut-être aussi la version en ligne.

Restez-vous persuadé de la pertinence du zéro déchet?

Bien sûr! D’ailleurs, les clients nous disent qu’ils ont hâte de revenir à leurs pratiques zéro déchet. Je ne pense pas que les gens ont mis une croix dessus. C’est sûr que certaines choses vont changer mais on s’adaptera, sans remettre en cause notre démarche écoresponsable.

On a d’ailleurs vu passer beaucoup d’articles sur l’environnement. On dirait que les gens ont pris le temps de s’informer. On a remarqué que cette pause a aussi fait du bien à la planète, etc.

Si tout le monde embarquait, la société post COVID serait plus résiliente.

Que diriez-vous au consommateur pour le rassurer sur les vertus du zéro déchet?

On a établi un dialogue pour recueillir les suggestions des clients et leur retour d’expérience sur les mesures mises en place. Ça nous permet de nous améliorer constamment. Nous avons toujours le souci de connaître notre clientèle et ses attentes. On voulait mener la réflexion avec eux. C’est pour ça aussi qu’on a créé une infolettre spéciale COVID et qu’on communique sur les mesures prises dans nos magasins.

Êtes-vous inquiets pour la suite de vos activités?

Non, au contraire, on ouvre même une nouvelle succursale sur le Plateau!

Propos recueillis auprès de Ariane Archambault, Coordonnatrice en communication chez Épicerie Loco

Le polyester recyclé est-il écologique?

Chandails sur une table

L’industrie textile est la deuxième industrie la plus polluante au monde et la plus émettrice de gaz à effet de serre. Face à ce constat, de nombreuses initiatives fleurissent pour fabriquer des vêtements à partir de fibres écoresponsables. Certaines marques utilisent du polyester recyclé fait de bouteilles en plastique. Mais que penser de cette matière ? Est-elle vraiment écologique? Comment se positionne-t-elle par rapport à des fibres naturelles?

Du plastique au vêtement : un procédé toxique?

Avant qu’un vêtement à base de polyester recyclé n’arrive en magasin, il doit passer par de nombreuses étapes. Ce processus de fabrication est-il toxique pour l’environnement et la santé?

Premier constat : le processus de transformation d’une bouteille en plastique en fil de polyester présente plusieurs avantages. Il évite une mise en décharge et une incinération de plastique usagé, fortement émettrices de CO2. Ensuite, la production du polyester recyclé est deux fois moins gourmande en énergie par rapport au polyester vierge et réduit d’un tiers les émissions de CO2.

Concernant la transformation de la fibre en vêtement, les paramètres diffèrent selon les entreprises. Celles qui sont engagées dans une démarche écologique pourront certifier la non-toxicité de leur tissu grâce à des labels, tels que Oeko-Tex.

Cycle de consommation
Crédits photo: Awahi

La coloration de la fibre représente un autre enjeu environnemental. Le recyclage mécanique du polyester rend parfois difficile l’obtention d’une couleur uniforme. Cela peut signifier plusieurs étapes de teinture, souvent gourmandes en eau, en énergie et en produits chimiques. Là encore, tout dépend de la sensibilité écologique de l’entreprise. Des teintures naturelles ou biologiques peuvent aussi être utilisées pour colorer le tissu. 

La production du polyester nécessite aussi de l’antimoine, un catalyseur connu pour être cancérigène. Les agences de santé considèrent cependant que les quantités utilisées sont trop faibles pour être toxiques. 

Une fois son stade final atteint, le vêtement a encore des impacts sur l’environnement. Plusieurs études démontrent que le lavage des vêtements synthétiques participe à l’augmentation des micro-fibres dans les océans. Un simple cycle de lavage pourrait rejeter plus de 700 000 fibres de plastique. Cette situation est particulièrement problématique car elle a un impact environnemental, sanitaire et économique. Toutes les matières seraient concernées, pas uniquement celles qui sont synthétiques. Pour y remédier, la solution pourrait être de se doter de filtres spécifiques qui réduisent le rejet de ces micro-fibres.

Le polyester recyclé vs les fibres naturelles

Contrairement aux idées reçues, les fibres naturelles ne sont pas forcément plus écologiques que les fibres synthétiques. La fibre de coton est l’une des matières les plus polluantes au monde à cause des nombreux pesticides et des grandes quantités d’eau utilisées pour la cultiver. Son impact environnemental dépasse de loin celui du polyester recyclé. 

Les fibres naturelles les plus écologiques sont le lin et le chanvre. Le chanvre car il nécessite peu d’eau et peu de pesticides pour être cultivé tant sa croissance est rapide. Le lin a les mêmes caractéristiques que le chanvre, à la différence que sa culture est plus complexe.

Le coton biologique est également une fibre écologique. Seulement, Marek Weltroski, ingénieur chimiste et professeur au Cégep de Saint-Hyacinthe, estime que sa culture s’adresse à un marché de niche. « On ne peut pas produire les quantités de coton dont le monde a besoin selon la méthode biologique. » précise-t-il.

Les fibres naturelles présentent l’avantage d’être biodégradables et peuvent sans cesse se régénérer. C’est rarement le cas du polyester recyclé car sa composition est souvent mélangée à d’autres fibres, entre autres pour donner de l’élasticité au tissu. « La pire chose pour la régénération, c’est le mélange des fibres. » indique le professeur Weltroski.

Deux personnes devant l'Orange Julep à Montréal
Ethically Warm, membre de l’AQZD, a conçu un vêtement dont 80% des matériaux sont biodégradables.

Toutes les fibres artificielles ne sont pas nécessairement mauvaises. Le professeur Weltroski trouve l’alternative des fibres à base de cellulose (telles que le Lyocell ou le Tencel) intéressante car elles peuvent sans cesse se régénérer. Le Tencel, par exemple, est issu de la pâte de bois provenant de plantations d’arbres d’eucalyptus certifiées durables. Cette fibre fonctionne en circuit fermé et elle est entièrement biodégradable.

Recycler le plastique en textile est donc intéressant d’un point de vue environnemental. Seulement, certaines fibres naturelles ou artificielles s’en sortent mieux que d’autres. Lorsque vous choisirez votre prochain vêtement, vous êtes désormais armé(e) pour choisir les textiles les plus écologiques. Enfin, réduire son empreinte écologique dans la mode ne se limite pas uniquement au choix des matières. Ne pas céder à la tentation de la mode jetable en limitant ses achats, c’est déjà un premier pas. De nombreuses solutions existent également pour échanger, acheter ou louer des vêtements d’occasion et ainsi leur offrir une deuxième vie!


Charlotte Doumayrou, pour l’Association québécoise Zéro Déchet.

« Open-loop recycling : A LCA case study of PET bottle-to-fibre recycling », article de Li Shen, Ernst Worrell, Martin K. Patel, paru dans la revue Resources, Conservation and Recycling, Vol. 55, numéro 1, 2010.

https://www.ledevoir.com/societe/environnement/296948/les-textiles-synthetiques-un-mal-necessaire-dans-le-choix-d-un-vetement

https://www.ellenmacarthurfoundation.org/assets/downloads/publications/NPEC-Hybrid_French_22-11-17_Digital.pdf

https://www.ccme.ca/files/Resources/fr_waste/fr_plastics/STRAT%C3%89GIE%20VISANT%20L%E2%80%99ATTEINTE%20DE%20Z%C3%89RO%20D%C3%89CHET%20DE%20PLASTIQUE.pdf

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1173764/plastique-industries-canadiennes-dechets-analyse-changements-radicaux

https://www.commonobjective.co/article/is-recycled-polyester-green-or-greenwashing

https://fashionunited.uk/news/fashion/how-sustainable-is-recycled-polyester/2018111540000

https://ec.europa.eu/environment/eco-innovation/projects/sites/eco-innovation-projects/files/projects/documents/rpet-foam_layman_report_august_2013.pdf 

 

https://www.alpla.com/en/pressrelease/2017/08/study-confirms-excellent-carbon-footprint-recycled-pet 

 

https://www.swedishlinens.com/blogs/news/organic-vs-conventional-cotton 

 

https://textileexchange.org/wp-content/uploads/2017/06/Textile-Exchange_Quick-Guide-To-Organic-Cotton_2017.pdf 

Recycled Textile Fibres and Textile Recycling, Federal Office for the Environment (FOEN), Suisse, 2017.

« Fibres écoresponsables », article de Marek Weltrowski, ing., Ph. D, et Sonia Paradis, paru dans le livre Porter le changement: Pour le développement d’une industrie de mode locale et durable, La Fabrique éthique, 2014.

https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/tout-un-matin/segments/chronique/139374/mode-pollution-environnement-textile  

COVID-19 vs le zéro déchet : Pharmacie Sébastien Lacroix

Bandeau d'accueil: pharmacie sébastien lacroix

La pandémie est venue modifier les pratiques des entreprises zéro déchet, qui ont dû s’adapter rapidement et relever de nombreux défis en peu de temps. Plusieurs d’entre elles ont accepté de nous partager leur expérience et la manière dont elles envisagent la suite.

3 questions à...

Pharmacie Sébastien Lacroix

Quel a été l’impact de la pandémie sur vos pratiques zéro déchet?

Le vrac n’est pas obligatoire chez nous, il n’y avait plus aucune logique à le faire, surtout au coeur de la crise. Il a fallu prendre en compte d’abord la sécurité et le bien-être des employés, qui étaient inquiets.

Restez-vous persuadé de la pertinence du zéro déchet?

On est revenus au vrac progressivement pour 2 raisons :

    • Les chiffres sur la durée de vie sur les surfaces ont montré qu’il n’y a pas de danger sur les surfaces inanimées.
    • Les données sur la diminution de la pandémie ont montré que c’était à nouveau envisageable.

La pharmacie avait déjà l’habitude que le client ne touche pas les bidons de vrac, il est servi par le commis. C’est toujours le cas et désormais, on ajoute l’étape de désinfection à l’alcool à friction en plus sur les contenants.

Que diriez-vous au consommateur pour le rassurer sur les vertus du zéro déchet?

Les probabilités d’attraper le virus en allant au magasin sont extrêmement faibles, c’est pas comme ça que ça fonctionne. Étant pharmacien, nous étions déjà conscients que l’hygiène doit être impeccable avec le vrac, et maintenant encore plus qu’avant. On va continuer à s’assurer que ça reste sécuritaire.

Mais le vrac n’est pas la seule solution, il est important de s’engager autrement aussi. Ne pas oublier que les 2 crises (sanitaire et environnementale) sont liées et qu’il y a des parallèles à faire.

Cette crise doit nous apprendre qu’il faut des mesures de prévention pour faire face aux crises sanitaires. De la même manière, il faut se préparer à la crise écologique et changer nos modes de consommation dès maintenant.

Propos recueillis auprès de Sébastien Lacroix, pharmacien

COVID-19 vs le zéro déchet : Renaissance

3 questions à Renaissance

La pandémie est venue modifier les pratiques des entreprises zéro déchet, qui ont dû s’adapter rapidement et relever de nombreux défis en peu de temps. Plusieurs d’entre elles ont accepté de nous partager leur expérience et la manière dont elles envisagent la suite.

3 questions à...

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Quel a été l’impact de la pandémie sur vos pratiques zéro déchet?

Après le déconfinement, nous avons adopté de nouvelles règles et méthodes. Le plan de déconfinement s’est construit en s’inspirant des autres pays déjà déconfinés (Corée du Sud, etc.) pour prendre exemple sur leurs expériences (utilisation de gel hydro-alcoolique, affiches, plexi…) On a mis en place les installations trois semaines avant la réouverture.

Nos commerces ont rouvert la journée même de l’annonce du gouvernement.

Dans les centres de dons, plusieurs dispositifs supplémentaires ont été implantés: mise en place d’un service d’aide à l’automobile, les dons sont mis dans un bac avec l’aide d’un employé mais sans contact, puis ils sont placés en quarantaine pendant 48 heures avant d’arriver sur le plancher, comme dans les commerces de vêtements neufs. Le risque nul n’existe pas mais on limite ainsi les risques au maximum.

Renaissance n’a reçu aucune aide pour mettre en place toutes les nouvelles mesures d’hygiène. Nous avons touché uniquement la subvention salariale. Mais les gens se sont mobilisés pour aider à trouver des solutions. Le plus difficile sera le maintien des règles sur le long-terme mais les clients sont bien là. C’est encourageant. La reprise s’est bien passée en tout cas.

Restez-vous persuadé de la pertinence du zéro déchet?

En période de crise économique, plus de gens sont ouverts à la consommation de biens usagés. Donc oui, je crois toujours et encore plus à la pertinence du zéro déchet. En réalité, Renaissance a trois missions ou trois grands pôles d’activités :

  • Une mission sociale : nous aidons les gens éloignés du marché du travail à développer de nouvelles compétences et croyons que le contexte actuel créera une plus grande demande pour nos services d’intégration à l’emploi.

  • Une mission environnementale : d’une part, si la consommation se maintient, les gens vont continuer à donner leurs choses à Renaissance. D’autre part, l’engouement pour le local rejoint notre mission environnementale parce que le réemploi de biens encore utilisables, c’est consommer localement. L’ensemble de notre mission est profondément locale (insertion sociale, récupération, seconde main). Les gens changent leurs habitudes de consommation et il y a une opportunité majeure dans le réemploi.

  • Une mission vente ou économique : les clients sont revenus assez rapidement et il y en a de nouveaux aussi mais difficile à dire si ça se maintiendra. Probablement qu’avec la crise, il y aura une demande pour les biens d’occasion. Les personnes auront toujours besoin de se vêtir en friperie. Peut-être que certains découvriront qu’il est possible d’acheter moins cher en friperie.

Que diriez-vous au consommateur pour le rassurer sur les vertus du zéro déchet?

L’idée est d’acheter consciemment ; de penser à l’impact de nos achats sur l’environnement et sur l’économie. Acheter usagé, c’est une consommation responsable sur ces deux fronts. On donne une deuxième vie à des biens encore utilisables, on les détourne des sites d’enfouissement, on réduit la pollution liée à la production et on supporte les organismes locaux à créer de l’emploi.

Entre le neuf et le seconde main, il n’y a pas de différence vis-à-vis de la COVID-19. Le neuf n’est pas plus sécuritaire. La vraie question c’est quelle consommation veut-on privilégier? Il y a une opportunité majeure de revenir fortement au local mais je ne suis pas prophète!

Il ne faut pas sous-estimer les gens, beaucoup font preuve de bon sens et poursuivent leur démarche en y intégrant les règles d’hygiène renforcées.

Propos recueillis auprès d’Eric Saint-Arnaud, Directeur général de Renaissance

L’éco-minimalisme : plus qu’une tendance esthétique

Friperie

Quelle est la première image qui vous vient en tête quand vous pensez au minimalisme? Pour beaucoup de gens, ce sera un micro-logement épuré, avec quelques plantes et peu d’encombrement, un garde-manger avec de jolis bocaux en verre, un style moderne-chic au naturel… Du moins, c’est ce que Google nous montre! En fait, il y a plusieurs façons d’interpréter le minimalisme ; tout en conservant le concept du moins, c’est plus.

Malheureusement, certains stéréotypes nommés plus hauts contribuent à une vision plutôt restreinte de la philosophie minimaliste qu’encourage le zéro déchet : inaccessible, valorisation de l’esthétisme avant tout, réservé à une classe sociale aisée, mise aux ordures de biens en bon état… En réponse, certaines personnes préfèrent maintenant se décrire comme « éco-minimalistes ».

Stéréotype vs réalité
À gauche, une photo Unsplash et à droite, une photo prise dans le garde manger de notre rédactrice

Qu’est-ce que l’éco-minimalisme et quelles sont les différences avec le minimalisme typique?

Être éco-minimaliste, ça veut simplement dire qu’on pratique le minimalisme pour des raisons écologiques. Quand on achète un produit, on contribue à créer de la demande et donc la production est ajustée pour répondre à cette demande, et vice-versa. En d’autres mots, en pratiquant le minimalisme, et donc en réduisant notre consommation, on réduit notre empreinte environnementale par la minimisation des ressources qu’on extrait de la planète. 

Au lieu de chercher strictement à désencombrer son espace, un éco-minimaliste cherche plutôt à valoriser ce qu’il ou elle possède déjà.

 

 La philosophie derrière le mouvement

Être éco-minimaliste, c’est réduire sa consommation, mais c’est aussi utiliser ce qu’on possède jusqu’à sa fin de vie, déterminer ce qui apporte de la valeur dans nos vies et disposer de ce dont on ne se sert pas de manière responsable.

 

QU'est-ce que j'ai chez moi?

Soyons réalistes : personne n’est né minimaliste ou zéro déchet! On possède tous des choses plus ou moins utiles. Avec la montée en popularité du mouvement zéro déchet, de plus en plus d’entreprises proposent des produits fabriqués de façon écoresponsable et dont l’apparence simple et intemporelle s’agence bien avec l’esthétique minimaliste. Ça peut être tentant d’acheter!

Par contre, en tant qu’éco-minimaliste, on refuse de suivre les tendances, pour plutôt privilégier ce qui existe déjà. Par exemple, au lieu d’acheter de jolis pots Mason pour faire des courses en vrac, on peut réutiliser nombre de contenants qui auraient autrement fini dans le bac de recyclage ou d’ordures : pot de sauce à spaghetti, contenant à margarine, bouteille de vinaigre… Même le plastique peut être réutilisé!

D’un autre côté, il ne faut pas nécessairement chercher à désencombrer au maximum ; ce qu’on possède peut parfois réellement servir plus tard. Si l’idée d’une micro garde-robe ne vous attire pas, il n’y a aucune obligation à ne conserver qu’une ou deux paires de chaussures comme le font certains minimalistes. On finit toujours par les user au bout de quelques années, donc d’un point de vue écologique, il peut être plus approprié de garder celles qu’on possède déjà, que de s’en débarrasser pour en acheter de nouvelles plus tard.

Qu'est-ce qui apporte de la valeur dans ma vie?

Cette réflexion peut être un bon tremplin vers le minimalisme car elle permet d’éviter les achats impulsifs. Sous l’optique de l’éco-minimalisme, il n’y a pas de culpabilité à avoir à conserver ce qui nous apporte du bonheur, que ce soit un élément de décor qui nous plaît fait en plastique ou un t-shirt d’une marque « fast fashion ».

L’idée, c’est plutôt d’éviter autant que possible d’amener de nouvelles choses non valorisées (pour leur utilité ou le plaisir) dans nos maisons, même si elles sont « écoresponsables ». Un truc peut être de se donner une période fixe d’attente avant de faire un achat ; si on l’a toujours en tête après ce temps, alors, c’est qu’on va probablement s’en servir. Bien entendu, on fait tous des erreurs en cours de chemin: le marketing joue contre nous. Comme Anne-Marie Bonneau de Zero-Waste Chef l’a si bien dit : « Nous n’avons pas besoin d’un petit groupe de personnes qui pratiquent le zéro déchet parfaitement. Nous avons besoin de millions de gens qui y aspirent de manière imparfaite. »

Comment disposer de ce dont je ne veux plus?

Après un certain moment, on finit tous par avoir besoin de faire un bon ménage. Même si une paire de jeans nous va toujours et se trouve en bon état, peut-être qu’on ne l’aime plus et qu’on ne la porte plus. C’est normal et c’est correct! Il existe toutes sortes de façons de lui donner une seconde vie. Le but, c’est de passer au suivant ce qui n’a plus sa place chez nous (ou, au moins, d’essayer).

Le plus facile, c’est de faire des dons à des friperies ou autres organismes. Cependant, à cause de la montée de la surconsommation d’année en année, la population donne aussi de plus en plus, et ces organismes se retrouvent parfois surchargés de dons qu’ils ne peuvent pas physiquement trier et stocker. Une partie finit malencontreusement au dépotoir. Attention aux entreprises qui disent reprendre les vêtements usagés pour les recycler! Il est présentement illégal au Québec d’utiliser des fibres usagées dans des produits qui se rapprochent du corps humain (Loi sur les matériaux de rembourrage et les articles rembourrés), donc quasi-impossible de trouver des acheteurs pour la fibre recyclée.3 Pour ces raisons, il vaut mieux privilégier les dons aux petits organismes locaux et de réinsertion sociale, s’ils sont accessibles, et surtout éviter de laisser des dons à l’extérieur de bacs déjà pleins.

Avant même de donner à un organisme, il est bien d’essayer de trouver preneur soi-même. De cette façon, on s’assure que la personne qui récupère le bien l’utilisera. Que ce soit par des sites comme Kijiji ou Facebook, lors d’événements d’échange publics ou entre amis, ou par une vente de garage, plusieurs options existent.

Utopia By Cho
Canne d'aluminium comme pot de fleurs

Faire la transition

Contrairement au minimalisme strict sur-représenté dans les médias, faire une transition vers ce mode de vie n’est pas nécessairement difficile : c’est un cheminement graduel. Si vous sentez le besoin d’un bon ménage de désencombrement, allez-y! Dans une perspective éco-minimaliste, ce n’est pas un pré-requis. Il ne faut pas chercher à repartir à neuf mais plutôt à réemployer ce qu’on possède déjà et réduire notre consommation. La transition est donc une période de réflexion et d’ajustement, le développement de nouveaux réflexes, et non pas un changement de décor complet. 

En suivant cette méthode, on ne devient peut-être pas très « instagrammable ». Après, il n’y a rien de mal à vouloir un beau logement esthétique non plus. Il y a toujours moyen de chercher seconde-main sur des sites web, applications ou groupes Facebook. Il ne faut juste pas le voir comme une nécessité ou un blocage dans une démarche minimaliste et zéro-déchet. On ne propose rien de révolutionnaire non plus : peu importe votre niveau d’expérience, probablement que vous appliquez déjà plusieurs des concepts éco-minimalistes dans votre vie, pour toutes sortes de raisons tout aussi valables.

L’intention est principalement de poser un regard critique sur nos habitudes car sur une planète où les ressources ne sont pas renouvelables à l’infini, on ne peut pas accumuler toujours plus de possessions. À la place, on peut réapprendre à se contenter de ce qui compte le plus, quand on peut se le permettre bien entendu. Au final, vous verrez qu’en plus d’être bon pour l’environnement, ce changement sera aussi bon pour votre portefeuille!

Caroline Tremblay pour l’Association québécoise Zéro Déchet

Non, la COVID-19 n’a pas tué le zéro déchet

Covid et zéro déchet

La pandémie a remis en question nos manières de penser et de consommer. Le plastique a fait son grand retour en dépit de toutes considérations environnementales. Pourtant, les commerces pratiquant le zéro déchet se sont adaptés et prouvent que celui-ci est sécuritaire. 73 % des 271 adeptes du zéro déchet que nous avons interrogés dans le cadre d’un sondage continuent même d’acheter en vrac. État des lieux du zéro déchet à l’ère de la COVID-19.

Les entreprises zéro déchet ont su s’adapter

Qu’ils oeuvrent dans le secteur du commerce de seconde main, du vrac, du sans plastique ou du Do It Yourself, les entrepreneurs de la communauté zéro déchet ont tous été confrontés à de nouveaux défis liés à la pandémie. Si certains ont pu maintenir leurs magasins ouverts, d’autres ont dû inventer de nouveaux modes de distribution afin de poursuivre leur activité malgré le confinement. Comme le résume Anouk Bélanger, cofondatrice de Omaïki : « Être entrepreneur, c’est s’adapter sans cesse, rebondir, recevoir des challenges et les relever. Ça fait partie du mandat! ».

Être entrepreneur, c’est s’adapter sans cesse, rebondir, recevoir des challenges et les relever. Ça fait partie du mandat!

Le zéro déchet a fait ses preuves pendant la COVID-19

Toutes les entreprises que nous avons contactées ont su réagir vite et déployer les mesures de prévention nécessaires pour assurer la sécurité des clients et permettre ainsi que le zéro déchet perdure, malgré la pandémie. Ariane Archambault, coordinatrice en communication chez LOCO, confirme : « On a établi un dialogue constant avec les clients pour recueillir leurs suggestions et leur retour d’expérience sur les mesures mises en place. Cela nous permet de voir constamment comment s’améliorer. Nous avons toujours le souci de connaître notre clientèle et ses attentes. On voulait mener la réflexion avec eux. »

Ainsi, au coeur de la tourmente, en plein confinement, l’épicerie spécialisée dans le vrac a mis en place un système de livraison à domicile, un service pour emporter et une infolettre spéciale COVID-19. À l’instar d’autres épiceries zéro déchet, elle a donc innové, pour renforcer les mesures d’hygiène et la distanciation sociale, tout en maintenant la possibilité pour le client d’apporter ses propres contenants et de déposer ses pots consignés.

Car, si le jetable est parfois considéré comme plus sécuritaire, c’est surtout l’hygiène qui est le garant de l’absence de contamination. Les contenants réutilisables, dès lors qu’ils sont lavés à l’eau savonneuse et qu’ils sont manipulés uniquement par le client, ne présentent aucun risque de contamination. A contrario, les contenants jetables, touchés par de multiples personnes, sont beaucoup moins hygiéniques. Chantal Plamondon, cofondatrice de Life Without Plastic, qui documente depuis plusieurs années les dangers du plastique pour la santé et l’environnement, renchérit : « Le plastique transmet des additifs chimiques extrêmement nocifs. Parfois, les gens sont rassurés par le jetable car ils ne considèrent pas que nettoyer est suffisamment sécuritaire. Là, c’est un travail d’éducation à faire. »

Le plastique transmet des additifs chimiques extrêmement nocifs. Parfois, les gens sont rassurés par le jetable car ils ne considèrent pas que nettoyer est suffisamment sécuritaire. Là, c’est un travail d’éducation à faire.

La plupart des adeptes du mode de vie zéro déchet gardent confiance en ce mode de consommation. Certes, pendant le confinement, près de 60 % des personnes interrogées par l’AQZD ont rencontré des difficultés pour s’approvisionner en vrac, mais 70 % ont profité de cette période pour entamer une démarche de déconsommation et revenir au « fait maison ». Finalement, la très grande majorité des personnes interrogées considère que le risque de contamination n’est pas plus élevé dans un petit commerce zéro déchet que dans une grande surface, comme l’exprime l’un des répondants au sondage : « Les emballages créent un faux sentiment de barrière alors qu’ils ne sont pas forcément propres! ».

Les emballages créent un faux sentiment de barrière alors qu’ils ne sont pas forcément propres!
Répondant au sondage sur le zéro déchet

 

Plusieurs observent d’ailleurs que les clients et les employés sont plus rigoureux sur l’hygiène dans les petits commerces écoresponsables. Chez Renaissance, le raisonnement va en ce sens : « Plus l’employé est en confiance, plus le client est en confiance », explique Eric Saint-Arnaud, le directeur général. Les protocoles sanitaires mis en oeuvre dans les centres de dons et les commerces de seconde main instaurent un climat de confiance, tant au sein des équipes que de la clientèle. Les objets donnés sont placés en quarantaine avant d’être disposés en rayons et les protocoles sanitaires assurent une hygiène optimale. Pour Renaissance, l’économie de seconde main sera d’ailleurs primordiale en cas de crise économique pour subvenir aux besoins des populations précaires.

Adam Niklewicz
Image créée par Adam Niklewicz pour le projet d'appel global aux créatifs des Nations Unies
Image created by Joystick Interactive.
Image créée par Joystick Interactive pour le projet d'appel global aux créatifs des Nations Unies

Une prise de conscience environnementale

 

Si les enjeux sanitaires et économiques sont devenus prioritaires sur la scène médiatique, l’environnement n’a pas été totalement absent des discussions depuis le 15 mars. Au contraire, le confinement du monde a démontré qu’il est possible de ralentir la machine. Une fois sur pause, nous avons tous pu constater la vulnérabilité du système économique actuel et les liens étroits entre consommation à outrance et dégradation de la planète. Comme le rappelle le pharmacien Sébastien Lacroix : « Il ne faut pas oublier que les deux crises (sanitaire et environnementale) sont liées et qu’il y a des parallèles à faire. De la même manière qu’il faut des mesures de prévention pour faire face aux crises sanitaires, il faut se préparer à la crise écologique et changer nos modes de consommation dès maintenant. »

Malgré le retour certain des objets jetables, les revendications en faveur d’une relance verte se font entendre au Québec et ailleurs dans le monde. Une grande partie de la population montre un intérêt grandissant pour l’achat local et le développement des circuits courts. Les entreprises zéro déchet sont ainsi plus que jamais convaincues de la pertinence de leur mission et des attentes de leur clientèle. L’heure n’est pas à la remise en cause des récents progrès du mouvement zéro déchet. Au contraire, cette pandémie pourrait nous offrir une occasion unique de prendre du recul et de se poser les bonnes questions.

Certains adeptes du zéro déchet, soucieux de voir les entreprises continuer à offrir des options écologiques aux consommateurs tout en respectant les mesures sanitaires idoines, proposent justement un sixième R « Revendiquer » – pour compléter les 5 R de la démarche zéro déchet. Chacun.e pourrait ainsi revendiquer, en utilisant un ton positif et non culpabilisant, la mise en place ou le retour de dispositifs plus écologiques dans les commerces et entreprises.  

Conclusion

Alors qu’une deuxième vague semble se profiler à l’horizon, quels enseignements tirer de cette pandémie et quelle société post COVID-19 souhaitons-nous construire? Le monde saura-t-il, à l’image des entrepreneurs zéro déchet, s’adapter, sortir des sentiers battus et revendiquer afin de bâtir une économie écoresponsable?

 

Marguerite Rose pour l’Association québécoise Zéro Déchet

Plastiques invisibles : comment réduire nos déchets à la source?

Bandeau plastiques invisbles

Réduire la quantité de plastiques qu’on jette dans nos poubelles, c’est valorisant: on voit les résultats directs de notre démarche zéro déchet. Cependant, il existe aussi toute une panoplie de déchets plastiques dans le monde qui n’atterrissent jamais dans nos bacs d’ordures, mais qui sont tout aussi problématiques: les fameux déchets invisibles.

Un déchet invisible, ça peut être plein de choses: des microplastiques, des objets envoyés au recyclage mais non recyclés, les déchets produits par les entreprises… Ce dernier cas est relativement difficile à évaluer, car les chaînes d’approvisionnement modernes sont si complexes et peu transparentes qu’il est quasi impossible de retracer l’entièreté du cycle de vie de nos achats. Ayant travaillé pendant quelques années dans les départements d’achat de grandes chaînes, j’ai pu avoir une certaine vision des déchets créés avant la vente, et c’est donc ce qui sera abordé dans ce billet. 

Pour réduire notre consommation de plastiques dans son entièreté, il est important de comprendre d’où viennent nos biens, comment ils ont été créés, et comment ils ont été livrés jusqu’à nous. Voici donc un bref aperçu de la première partie du cycle de vie des produits qu’on utilise dans notre quotidien, et des pistes de solutions pour éviter les plastiques invisibles qui en découlent. 

Dans la chaîne de production

Évidemment, tout produit manufacturé commence par des matières premières. Plusieurs ressources peuvent être nécessaires pour d’abord les extraire de l’environnement. Dépendant de la complexité du produit final, les matières doivent aussi passer par plusieurs étapes de transformation (parfois donc plusieurs usines dans divers pays) avant d’être assemblées, chacune produisant sa dose de résidus et de transport. Quand on parle de déchets de transport, ce n’est donc pas seulement pour le produit final, mais pour chaque pièce qui se rend à la ligne d’assemblage. 

Une pratique qui génère beaucoup de gaspillage est la surproduction. Vous avez peut-être entendu parler du phénomène chez les épiceries, où les tablettes sont surchargées pour l’attrait visuel, même si tout ne sera pas vendu. Ceci s’applique malheureusement aussi aux produits à base de plastique. Quand les détaillants passent leurs commandes, surtout pour les biens fabriqués à faible coût, ils peuvent choisir de surproduire car:

  • Même si tout n’est pas vendu, les coûts de production sont si bas que la marge de profit en est à peine affectée;
  • La qualité est basse et on s’attend à ce qu’une partie de la production soit défectueuse et invendable (parfois un lot doit être remanufacturé partiellement ou entièrement si un élément comme la qualité d’impression ou le poids est non conforme, et donc le lot original est mis directement au rebut); 
  • Même si le produit est fragile et a un taux de casse élevé, il coûte souvent moins cher d’en commander plus que d’augmenter la protection pour le transport.

Quand un détaillant lance un nouveau produit sur le marché, il y a toujours un risque que les ventes soient moins bonnes que prévu et de se retrouver avec un surplus d’inventaire. Ceci est particulièrement vrai pour les produits saisonniers, mais même dans le cas d’un produit permanent, si les ventes ne sont pas satisfaisantes, un commerçant peut décider de mettre les restes au rebut après un certain temps afin de libérer de l’espace. 

Dans la chaîne logistique

Quand on pense au transport de marchandise, on pense à des boîtes de carton et des conteneurs. Cependant, une quantité considérable de plastique est également impliquée, même pour des produits vendus en vrac. Effectivement, beaucoup de produits peuvent être emballés individuellement dans des sacs de plastique afin de les protéger dans le transport. Parfois on va jusqu’à emballer les emballages, car même si le produit en soi est en bon état, si l’emballage est abîmé, on n’arrivera pas à le vendre. Pour se protéger, et puisque les sacs ne coûtent presque rien, les usines préfèrent suremballer que de risquer des demandes de remboursement de la part du client.

D’un autre côté, saviez-vous que les conteneurs peuvent tomber en mer? Effectivement, selon le World Shipping Council, en moyenne 1582 conteneurs sont ainsi perdus chaque année. Certains finissent par s’ouvrir et leur contenu se fait emporter sur des milliers de kilomètres, comme illustré par le fameux déversement de Lego, incident datant de 1997 qui a libéré des millions de pièces de Lego qui continuent jusqu’à aujourd’hui de s’amasser sur les plages de Cornwall en Grande-Bretagne, le plastique toujours en parfait état. 

Solutions: quelle démarche peut-on entreprendre comme individu?

Évidemment, une grande partie de la responsabilité des déchets qui sont produits tant après-vente qu’avant-vente remonte aux compagnies qui les fabriquent. Il y a quand même plusieurs réflexions qu’on peut entreprendre et actions qu’on peut poser en tant que citoyens et consommateurs dans un effort de diminuer la création de ces plastiques invisibles. Voici quelques suggestions:

1. Réduire notre consommation.

Si un objet ne nous apporte ni utilité ni bonheur, en ne l’achetant pas, on contribue non seulement à la diminution de nos déchets personnels, mais le producteur révisera également sa production à la baisse si ses ventes diminuent.

2. Réutiliser en achetant seconde-main.

Pas seulement pour les vêtements, mais aussi pour nos meubles, jeux et jouets, outils, quoi que ce soit qui est réutilisable. On évite ainsi tous les déchets de production et une bonne partie des déchets logistiques, et encore davantage si on récupère le bien soi-même.

3. Acheter local. 

On a bien parlé des avantages socio-économiques de l’achat local dans les médias récemment, mais acheter local permet également de diminuer les distances de transport, réduisant ainsi les risques de pertes et de bris, mais aussi de diminuer la surproduction car le réapprovisionnement de dernière minute est plus facile. Bien entendu, beaucoup de produits faits au Québec sont fabriqués à partir de matériaux importés, mais il en vaut toujours mieux qu’un équivalent assemblé en Chine.

4. Se questionner pour éviter le “greenwashing”.

Même si un commerçant propose une collection d’accessoires “zéro déchet”, on peut repérer le greenwashing en analysant ses standards habituels: Est-ce qu’il tient un vaste inventaire sur ses tablettes? Est-ce qu’il change son répertoire à haute fréquence? Est-ce qu’il fait beaucoup de soldes à des prix incroyables? Est-ce que la majorité de ses produits sont fabriqués outremer? Si la réponse à toutes ses questions est oui, il est peu probable que l’entreprise tienne compte des déchets qu’elle génère à la source.

5. Soutenir les petites entreprises écoresponsables (quand on en a l’option). 

Votez avec vos dollars! Une entreprise qui est certifiée B,1% for the Planet et/ou Ecocert par exemple, démontre qu’elle est engagée à diminuer son impact sur l’environnement à tous les niveaux, incluant la réduction de ses déchets internes. Même chose pour une épicerie zéro déchet: on peut avoir confiance que les fournisseurs sont sélectionnés minutieusement pour réduire les déchets non seulement chez leurs clients, mais aussi à la source, tandis qu’une chaîne qui offre quelques produits en vrac mais sans démontrer de souci écologique, n’aura peut-être pas fait cet exercice. Faites des recherches: une entreprise zéro déchet ou écoresponsable aura tendance à être davantage transparente et à avoir des pages dédiées à ses valeurs et sa responsabilité sociale sur sa page web.

6. S’informer et en parler.

Les entreprises, même les plus grandes, sont plus à l’écoute de leur clientèle qu’on ne peut le croire. On a bien vu avec la montée en popularité du mouvement zéro déchet, que plus d’options sans emballage sont maintenant disponibles qu’il y a dix ans. Si on garde le sujet d’actualité, qu’on discute davantage des déchets invisibles, et qu’on devient plus exigeants en tant que consommateurs, les corporations verront un intérêt à revoir leurs pratiques afin de conserver leur clientèle. On peut leur écrire directement pour demander une meilleure transparence, mais on peut aussi en discuter avec notre entourage; le bouche à oreille peut se rendre loin!

Bien évidemment, tout ceci ne fait qu’un tour sommaire de certains déchets invisibles, et il n’a pas été question d’autres enjeux comme les gaz à effet de serre émis dans la chaîne d’approvisionnement. Même si c’est est moins évident, la réduction des déchets à la source est cruciale pour atteindre nos objectifs en matière d’environnement; si vous voulez en apprendre davantage, je recommande fortement de consulter les documentaires de The Story of Stuff. 

Finalement, rappelons-nous qu’on n’a pas le contrôle sur tout. On fait tous de notre mieux avec ce qui nous est disponible. L’important, c’est d’apprendre à se poser les bonnes questions avant de consommer, même pour les produits “sans plastique”. Oui, il est possible de changer notre façon de voir les choses, et une fois que c’est fait, vous verrez qu’il est beaucoup plus facile de changer nos habitudes de consommation pour le mieux, et ainsi réduire tous nos plastiques, même ceux qu’on ne voit pas!

Caroline Tremblay pour l’Association québécoise Zéro Déchet

 

Sources :

Hards, S. (2020, 14 février). Millions of Lego pieces lost 23 years ago are still washing up in Cornwall today. Cornwall Livehttps://www.cornwalllive.com/news/cornwall-news/millions-lego-pieces-lost-sea-3843766

Leonard, A., Fox, L., et Sachs, J. (2007). The Story of Stuff. Tides Foundation et Funders Workgroup for Sustainable Production and Consumption. https://www.storyofstuff.org/movies/story-of-stuff/

World Shipping Council. (2017). Containers Lost at Sea – 2017 Update. http://www.worldshipping.org/industry-issues/safety/Containers_Lost_at_Sea_-_2017_Update_FINAL_July_10.pdf

@Chutternap, Unsplash, https://unsplash.com/photos/BNBA1h-NgdY

 

Vagues de chaleur : se désaltérer sans plastique

Boisson dans un verre en plastique

Avec les vagues de chaleur qui s’emparent du mois de juillet, l’usage du plastique peut sembler inévitable puisqu’il semble indissociable de la consommation de collations désaltérantes. Voici quelques trucs qui vous permettront de braver la soif durant les épisodes de chaleur en retirant un item de plastique à la fois, tout en continuant de se rafraîchir et de profiter de l’été !

Vaincre les formats « pour emporter »

Limonades, sorbets, cafés glacés au lait d’amande, matcha glacé sans sucre, thé glacé, affogato : n’est-ce pas là un symbole phare de l’été ? On déambule dans les rues et, dès que la soif nous rattrape – ce qui est monnaie plus-que-courante – on s’arrête dans un commerce pour acheter un alléchant breuvage glacé. Et là, c’est l’apothéose et le rafraîchissement le plus complet.

Le seul hic : toutes ces délices glacés sont quasi-systématiquement servis avec une extra dose de plastique : verres, pailles, couvercles, cuillères, etc. Il y a cependant plusieurs astuces à garder en tête pour diminuer notre utilisation de ces objets à usage unique liés à la distribution et à la consommation de boissons ou collations désaltérantes. Libre à vous d’intégrer celles qui s’agencent le mieux à vos habitudes et à votre mode de vie :

  • Sortez toujours de la maison avec une bouteille d’eau réutilisable bien remplie !
  • Lorsque votre bouteille d’eau est vide, pensez à repérer les fontaines d’eau dans les lieux publics (parcs, centres communautaires, bibliothèques, etc.) ou à demander à un commerçant de vous la remplir plutôt qu’en acheter une nouvelle. Habituellement, les commerçants sont très enclins à remplir les bouteilles d’eau, et c’est encore plus vrai lors de vagues de chaleur.
  • Essayez de toujours sortir de la maison avec un contenant réutilisable ou deux ainsi qu’avec des ustensiles. Vous pourrez ainsi les présenter à un commerçant le moment venu et lui demander d’y mettre ce que vous commanderez. Les commerçants sont de plus en plus au fait de cette pratique et sont souvent enchantés d’y participer. Évidemment, avec le contexte pandémique de 2020, certains peuvent éprouver quelques réticences. Il est alors possible de bien désinfecter vos contenants et d’en faire part au commerçant ou de vous plier aux mesures sanitaires qu’il doit suivre et d’accepter de vous faire servir dans un contenant à usage unique. Lâcher prise, ne pas essayer d’être parfait et surtout, essayer d’autres bonnes clés pour aborder le zéro déchet !
  • S’il vous arrivait d’oublier ce « kit de survie alimentaire » comprenant ustensiles, tasses, pailles et contenants réutilisables, il n’est pas interdit de vous arrêter chez un marchand pour vous commander quelque chose à boire. La meilleure astuce, dans ces cas-là, est de ne demander que la tasse et de vous passer du couvercle, de la paille ou de tout autre accessoire du genre. Cela réduit la quantité de plastique à usage unique que vous utilisez. Ensuite, faites preuve de créativité avec cet objet : gardez-le pour une prochaine fois, débutez vos semis, utilisez-le comme arrosoir ou, si la créativité vous manque, recyclez-le !

 

Le zéro déchet repose sur ces trois principaux piliers : une prise de conscience, une volonté pérenne de participer au changement et une détermination à mettre en œuvre tout ce que notre contexte et nos limites nous permettent.

Ainsi, lorsque vous sortirez de la maison cet été, gardez en tête que vous aurez fort probablement soif et pensez à vous équiper en conséquence. Évidemment, tous les imprévus et les scénarios impromptus peuvent survenir, mais dès que vous en avez la chance, garnissez votre sac de « kit de survie alimentaire », et vous ne serez jamais déçu de l’avoir sous la main !

S’équiper pour les activités en plein-air

Il n’y pas que lors de visite dans des commerces ou des restaurants que l’anticipation et la préparation sont de bons alliés. Le même genre de mécanique tient aussi la route pour les pique-niques, les randonnées, les sorties à la plage ou tout autre type de sortie estivale.

Avant de partir, pensez à la nourriture, aux breuvages et aux couverts à apporter en conséquence. Pour les breuvages, il est très simple de recréer à la maison tous ces breuvages estivaux si populaires dans les restaurants. Dans tous les cas, les ingrédients magiques : beaucoup de glace et d’amour!

En voici quelques exemples :

  • La limonade, jus de citron frais pressé, sirop simple, eau et le tour est joué.
  • Le café glacé, laisser reposer du café moulu dans un grand volume d’eau pendant une nuit, filtrer, ajouter lait, sucre et sirop aromatisé, et ce sera digne d’un restaurant.
  • Le thé glacé, faites infuser le thé de votre choix (les arômes fruités sont vos meilleurs amis lors des périodes de chaleur) dans de l’eau bouillante, ajouter du sucre, le jus d’agrumes à votre goût et servir.

Pour les pique-niques, essayez de renoncer aux couverts à usage unique qui tentent de recréer le style de la vaisselle conventionnelle ; contentez-vous plutôt des contenants réutilisables que vous possédez déjà. Peut-être moins intéressants visuellement, mais en rien ils n’altèrent le goût de votre salade de pâtes ou de vos crudités, et surtout, en rien ils n’affectent la santé de la planète. Cette petite préparation vous permettra d’être moins pris au dépourvu et de moins dépendre d’items en plastique à usage unique. D’ailleurs, si vous utilisez, dans les parcs, à la plage ou à la forêt, des items dont vous devez disposer ou que vous en rencontrez sur votre chemin, pensez à les apporter jusqu’aux installations de tri, pour vous, pour les autres et pour la planète !

Nous espérons que l’un de ses trucs siéra à vos plans pour l’été, et que vous saurez participer au mouvement Juillet sans plastique en renonçant, le plus possible, au plastique à usage unique utilisé dans vos achats .

Le but de cet article est de vous donner des pistes de solution simples et à la portée de tous pour diminuer la quantité de plastique à usage unique que vous utiliserez cet été. Certaines pistes de solutions suggérées impliquent du plastique réutilisable (plats de plastique rigide par exemple). Le but n’est pas de démoniser le plastique, mais plutôt l’usage unique trop fréquent qu’on en fait. Il est toujours mieux de traîner ses propres contenants et ce, même s’ils sont en plastique à usages multiples.

Catherine Ouellet, pour l’Association québécoise Zéro Déchet

 

Compost dans la salle de bain

Compost dans la salle de bain

On entend souvent parler du bac de compost comme un élément-clé dans une cuisine. Mais qu’en est-il de la salle de bain ? N’y a-t-il pas également, dans la salle de bain, beaucoup de matières résiduelles que l’on jette à la poubelle qui pourraient se retrouver au bac de compost ? Lumière sur les bonnes pratiques de compost aux toilettes !

Nos us et coutumes font en sorte que c’est une petite poubelle que nous avons pris l’habitude d’installer dans la salle de bains. Pourtant, la grande majorité de ce qu’on y jette se composte.

Source : Association québécoise Zéro Déchet

S’ajoute à cette liste peu exhaustive des items de soins corporels ou d’hygiène durables, remplaçant les alternatives à usage unique. Pensons notamment aux coton-tiges en bois, aux brosses à dents en bambou, aux élastiques à cheveux biodégradables, aux cotons démaquillants lavables, aux coupes menstruelles, à la soie dentaire compostable et rechargeable et à la confection de produits d’hygiène personnelle (savon, shampoing, soins du visage, etc.).

Dans tous les cas, il est toujours plus intéressant, environnementalement parlant, d’opter pour des produits fabriqués avec des matières naturelles. Dans la salle de bain par exemple, des articles en bois, en bambou ou en métal sont gage d’une plus grande durabilité, longévité et éco-responsabilité. Commencer par l’implantation du compost ou d’un de ces produits durables dans la salle de bain est une bonne porte d’entrée vers l’adoption d’un mode de vie tendant vers le zéro déchet ! 

Pour le compost, il est possible d’installer deux petits bacs ; l’un faisant office de bac de compost et l’autre, de poubelle. Vous verrez, le second se remplira beaucoup plus lentement qu’à l’habitude. Pour le petit bac de compost, vous pouvez utiliser le bac de compost format comptoir fourni par votre municipalité ou encore un petit seau non utilisé dans votre maison auquel vous donnerez une seconde vie !

Catherine Ouellet, pour l’Association québécoise Zéro Déchet

 

Le compost à froid

Bac de compost

Voici le meilleur truc duquel vous munir pour faire mentir les sceptiques de ce monde, armés de leur « ça pue, ça attire les mouches et les vers ».

L’abondance des odeurs et des insectes, il s’agit assurément de la croyance la plus répandue à propos du compost. Ceci dit, l’une des manières les plus efficaces pour éviter que toutes sortes d’odeurs émanent de votre bac de compost, c’est de le garder au froid. Au très grand froid. Votre congélateur devient ici un allié de choix ! En effet, on peut congeler les matières organiques jusqu’au jour de la collecte pour éviter que les odeurs se prolifèrent. Qui sait ? Sans odeur, les membres de votre foyer retrouveront peut-être l’envie de composter. Une fois mise à l’épreuve, cette pratique sera rapidement intégrée à votre quotidien, et composter n’aura jamais apporté si peu de désagréments !

Côte pratico-pratique, il existe deux principales façons de stocker votre compost dans votre congélateur :

  • Mettre les résidus organiques directement dans le petit bac fourni par votre municipalité et transférer le contenu du bac dans le plus grand bac brun au moment de la collecte. 
  • Si votre congélateur ressemble davantage à une partie de Tetris ou que votre petit bac est utilisé dans une autre pièce, vous pouvez simplement mettre les résidus organiques dans un sac compostable. 

À vous de voir quelle option convient le mieux. Évidemment, si la congélation de votre compost sur une base régulière ne vous apparaît pas nécessaire ou vous semble plutôt irréalisable parce que votre partie de Tetris est sans issue, c’est un truc qui devient particulièrement intéressant pendant les jours de canicule et convient aux restes de table plus odorants tels que du poisson ou à ceux qui attirent particulièrement les insectes comme les restes de fruits. C’est donc une pratique que l’on peut utiliser sporadiquement, lorsque nécessaire.

Si la congélation des matières organiques ne convient pas du tout, gardez en tête que l’ajout de matière sèche ou azotée dans votre compost ralentira la décomposition et, en conséquence, la prolifération des odeurs. Les papiers journaux, les mouchoirs et les papiers essuie-tout remplissent très bien ce rôle. 

Parlons bouillon maison

Compost et congélateur font également bon ménage quand vient le temps de parler de bouillon. Simple comme bonjour : vous n’avez qu’à conserver les épluchures de légumes dans un contenant ou sac hermétique à part dans votre congélateur pour donner vie à un savoureux bouillon de légumes maison en les faisant infuser dans une grande quantité d’eau chaude avec quelques aromates (ail, herbes salées, etc).

Source : Courtoisie de l’auteure

Évidemment, certains retailles (carottes, courgettes, oignons, pieds de champignons ou de céleri, poivrons, etc.) se prêtent mieux que d’autres, alors que d’autres conviennent moins bien à la confection d’un bouillon maison. Pensons notamment aux épluchures de pommes de terre noircies contenant de la solanine et aux légumes crucifères qui donnent un goût et une odeur amers. Il est donc conseillé de se renseigner sur les meilleures pratiques en termes de bouillon maison avant de se lancer, et surtout, de le faire avec plaisir, si le cœur vous en dit. Pas de pression !

 

Catherine Ouellet, pour l’Association québécoise Zéro Déchet 

Composter : 7 erreurs à éviter

Mains dans la terre

Composter est un geste qui constitue, pour plusieurs, une porte d’entrée dans l’amorce d’une démarche écoresponsable, à tendance zéro déchet. Au même titre que la récupération, le compost est capricieux à certains égards. Comme l’implantation est encore récente dans plusieurs municipalités, il est normal que certaines pratiques soient encore à parfaire, certains mythes à déboulonner et certaines erreurs fréquentes à éviter

Source : Needpix

À noter que ce palmarès s’applique surtout à la collecte municipale où plus de matières sont acceptées que dans un composteur domestique. 

  • Sacs biodégradables

Pour éviter de déposer vos résidus alimentaires directement dans votre bac brun, il est conseillé d’utiliser un sac en papier, une superposition de papier journal ou encore un sac. Pour la sélection du sac, le choix devient plus épineux. Plusieurs compagnies jouent sur le greenwashing – en d’autres mots, le marketing vert – en indiquant que leur sac est « biodégradable », « bon pour l’environnement » ou « oxo-biodégradables », appellations qui ne riment pas forcément avec « compostable ». Il faut donc savoir reconnaître un sac compostable aux logos et aux certifications. Les plus fréquents sont les suivants, sinon le Bureau de normalisation du Québec (BNQ) offre une liste exhaustive des entreprises et marques de commerce certifiés : 

  • Autocollants

La plupart des fruits et des légumes sont décorés d’un autocollant qui identifie la provenance du produit ou encore, son code-barres. Pour les fruits et légumes dont la pelure est comestible, il est plus rare d’oublier d’enlever l’autocollant. Par contre, pour les fruits et légumes dont la pelure n’est pas comestible – les ananas, les avocats et les bananes – il faut s’assurer que l’autocollant ait été retiré avant de les composter. 

  • Sachets de thé

Ce ne sont que le thé et le sachet qui se compostent. Il faut penser retirer les agrafes, la ficelle et l’étiquette retenue au bout de la ficelle. 

  • Cartons et papier souillés

Les cartons et papier souillés, enduits de gras peuvent se retrouver au compost. Par contre, la feuille cirée qui se retrouve habituellement entre la boîte de carton et la pizza, c’est destination poubelle.

  • Pellicules plastiques moulantes

Les concombres anglais sont souvent recouverts d’une pellicule plastique. Pensez à retirer cette fine pellicule avant de mettre au compost les extrémités ou la pelure, car ce résidu non organique ne fait pas partie du strict régime alimentaire de votre bac de compost. 

  • Os et croûtes de fromage

Sujet épineux, car on doit réserver deux sorts différents à ces items selon le type de composteur, le procédé et les exigences municipales. Si par exemple, vous avez recours à la collecte municipale des matières organiques, vérifiez auprès de votre municipalité pour vous assurer que la présence d’os et/ou de croûtes de fromage est permise dans les bacs bruns. Habituellement, les municipalités autorisent ce genre de matières dans les bacs bruns puisqu’elles procèdent à leur traitement par compostage ou par biométhanisation. Par biométhanisation, les matières organiques sont digérées pendant 20 jours, ce qui engendre la production d’un biogaz (énergie propre qui pourra être utilisée comme combustible ou carburant) et d’un digestat, soit un fertilisant organique. Lorsque l’on parle de « digestion » de matières organiques, cela renvoie à une fermentation méthanique ou un procédé de recyclage biologique des matières organiques par des micro-organismes en absence d’oxygène (Recyc-Québec). Par compostage, les matières organiques atteignent des températures très élevées en présence d’eau et d’oxygène, ce qui mène à leur fermentation, puis ultimement à un compost riche en humus et en nutriments.

Si vous utilisez plutôt un procédé de compostage domestique, c’est-à-dire que vous accumulez vos résidus bruns et verts dans votre cour, tous les produits de source animale seront à proscrire. Alors qu’ils sont aisément traités à haute température par des procédés de compostage et de biométhanisation à échelle industrielle, les résidus de source animale ne peuvent se destiner aux composteurs domestiques puisque ces derniers ne permettent pas l’atteinte de températures suffisamment élevées pour empêcher la formation de pathogènes néfastes pour la santé humaine tels que la salmonelle et l’E Coli. 

  • Bouchons en liège

Les bouchons en liège naturel peuvent être déposés dans les bacs de compost puisqu’il s’agit d’une matière dont la composition est d’origine organique (il s’agit en fait d’une composante de l’écorce de certaines essences d’arbres). Cependant, prêtez attention aux bouchons en imitation liège. Ces derniers préservent l’allure générale du liège, mais sont composés de plastique, ce qui les rend automatiquement non éligible à votre bac de compost. En bref, le liège naturel va au compost et l’imitation liège, non.

 

Catherine Ouellet, pour l’Association québécoise Zéro Déchet

Dans les coulisses de la fabrication d’un vêtement sportif écoresponsable

Rose Buddha

Classé sur le podium des industries les plus polluantes, le secteur de la mode a encore de nombreux progrès à faire en matière d’écoresponsabilité. De nombreuses initiatives et de nouvelles marques fleurissent pour dessiner l’avenir d’une industrie textile plus respectueuse de l’environnement. Le processus de fabrication est au centre de cette transformation.

Mais comment se passe concrètement la confection d’un vêtement écoresponsable ?

Lexemple de Rose Buddha

Afin d’en connaître davantage, l’Association québécoise Zéro Déchet a décidé d’interroger un de ses membres entreprise, Rose Buddha. Madeleine a accepté de nous faire découvrir les coulisses de son entreprise.

Rose Buddha a été créée en 2016 par Madeleine Arcand, Maxime Morin et Benoit Boisclair avec comme objectif dapporter une alternative écoresponsable aux vêtements de sport et du quotidien. Adeptes de yoga, Madeleine et Maxime sont parties du constat quil nexistait pas de leggings écologiques québécois. « Une fille qui voulait sacheter un legging devait presque automatiquement se tourner vers des entreprises qui ne font pas des vêtements écologiques et de façon locale », précise la cofondatrice.

Source: Courtoisie de Rose Buddha

Première étape : choisir la matière écologique

Cest en Inde, lors dun voyage en famille, que Madeleine découvre lexistence dun textile conçu à partir de bouteilles en plastique recyclé, fait à 80% de plastique et 20% de Spandex afin que le tissu conserve son élasticité. Les cofondateurs décident alors de chercher un textile équivalent au Québec.

Le plastique recyclé présente plusieurs avantages par rapport à dautres matières écologiques. Il permet de créer des vêtements techniques adaptés à lactivité sportive qui sèchent rapidement et sont gainants. Son autre avantage est quil na pas besoin d’être plongé dans de la peinture, susceptible de contenir solvants et produits chimiques.

Plus de 500 000 bouteilles en plastique ont déjà été utilisées.

Il faut compter environ 10 bouteilles en plastique recyclé pour réaliser un legging. Au total, plus de 500 000 bouteilles ont déjà été utilisées dans la confection des produits.

Une méthode de fabrication artisanale et locale

La fabrication dun vêtement écoresponsable passe par une chaîne de production la plus locale possible, respectueuse de la qualité de vie au travail et de lenvironnement. 

Celle de Rose Buddha est soigneusement réfléchie. Tout est réalisé au Québec sauf le fil qui provient des Etats-Unis. « Il nexiste pas au Québec de machines qui récupèrent les bouteilles en plastique pour les transformer en fil », précise Madeleine. Une fois les ballots de fils réceptionnés, une entreprise montréalaise confectionne le textile. 

Pour colorer ses tissus, Rose Buddha a recours à une technique écologique appelée sublimation. Sa particularité est dutiliser des encres sensibles à la chaleur. Madeleine nous explique plus en détails le procédé : « Les dessins sont imprimés sur une feuille de papier, on colle celui-ci sur le tissu blanc. On met ensuite le tout dans une grosse presse chaude. En s’évaporant, lencre écoresponsable va sincruster dans le tissu. »

Source: Courtoisie de Rose Buddha

Non seulement cette technique est écologique mais elle permet également à Rose Buddha une grande liberté dans ses imprimés graphiques. Lentreprise fait dailleurs appel à Emilie Beaudoin, une artiste locale, pour designer ses leggings.

Une fois le tissu coloré et imprimé, il termine son chemin chez un confectionneur en Beauce, qui a les compétences nécessaires pour coudre un textile technique. 

Chaque pièce est assemblée une à une, à la main.

Chaque pièce est assemblée une à une, à la main. Du début à la fin de la chaîne de production, il faut compter environ trois mois pour confectionner un legging. « Lorsquune personne achète un legging, ça part de là-bas, directement de lentrepôt jusque chez la personne, pour limiter le transport.»

Enfin, la production respecte le zéro déchet. Les papiers dimpression sont recyclés et les retailles de tissus réutilisées pour fabriquer des intérieurs de poches, des cordons de vêtements, des accessoires et des bijoux. Même les plus petites retailles servent à emballer des produits. La boucle est bouclée !

Quinclut le prix dun vêtement écoresponsable ?

Le legging de Rose Buddha coûte 118 dollars, soit la même gamme de prix quun legging de marque non écoresponsable, mais les coûts de production sont plus élevés.

 « Le mètre de tissu que je fais tricoter me coûte extrêmement cher. Limpression écologique réalisée à Montréal me coûte également très cher. Je fais coudre mon tissu par une dame qui a une famille et je souhaite également quelle soit bien payée et respectée dans son travail. » précise la cofondatrice.

Une prise de conscience côté acheteur doit avoir lieu pour favoriser davantage les vêtements écologiques. Depuis la création de Rose Buddha, Madeleine a vu évoluer les mentalités concernant les modes de consommation : « Les acheteurs sont plus conscients des moyens de production des vêtements. » Elle constate également quavec la crise actuelle liée à la Covid-19, les Québécois se tournent plus volontiers vers des produits locaux. 

Enfin, lorsquun acheteur fait le choix dun vêtement écoresponsable, il adhère aux valeurs de lentreprise. Le succès est subjectif et pour Madeleine, il ne se limite pas au chiffre daffaires : « Personne chez Rose Buddha ne sera multimilliardaire mais tout le monde est bien payé et respecté. La nature est respectée », conclue-t-elle.

Au final, la confection dun vêtement écoresponsable va bien au-delà du produit. Ce sont les valeurs et lunivers créés autour de la marque qui définissent lidentité de lentreprise. Plus elle sera engagée, plus forts seront les liens créés avec sa communauté. Ensuite, au tour du consommateur dagir en privilégiant un achat local plus respectueux de lenvironnement, quitte à parfois payer un peu plus cher.

 

Charlotte Doumayrou, pour lAssociation québécoise Zéro Déchet

 

(Cet article nest pas commandité. Les opinions véhiculées dans ce billet sont celles de lauteure.)

Se mettre en forme à la maison, sans créer de déchets

Yoga

Quand les gyms ont dû fermer leurs portes à cause de la COVID-19, comme beaucoup, je me suis retrouvée un peu chamboulée; sans être une grande adepte de sport, j’ai l’habitude d’y aller deux fois par semaine pour garder la forme. La première chose qui m’est venue en tête: vais-je devoir acheter de l’équipement pour me maintenir en forme? Pourtant, s’il y a bien un message que le zéro déchet m’a appris, c’est de réduire et réutiliser, et non d’acheter des produits neufs pour un usage temporaire.  C’est donc ce que je veux partager aujourd’hui: confinement ou pas, il est possible de se mettre en forme à la maison tout en étant zéro déchet. Il suffit de faire preuve d’un peu de créativité et de flexibilité! Voici quelques idées pour vous inspirer.

  • Vêtements et chaussures

Avec la montée en popularité du style « athleisure », il est tentant de s’acheter de beaux ensembles de vêtements sportifs bien assortis. Après tout, si ça vous aide à vous sentir bien dans votre peau et vous pousse à vous entraîner plus fréquemment, faites-le; mais pensez à chercher des articles de seconde-main dans les friperies ou en ligne. Il existe également plusieurs marques spécialisées qui sont écologiques et parfois même faites ici au Québec (nous vous en présenterons une, d’ailleurs, dans notre prochain billet)! Sinon, fouillez d’abord dans votre garde-robe. Pour ma part, je n’avais pas de manteau pour aller faire du jogging dehors. Quand les gyms ont fermé en mars, ça ne m’a pas arrêtée: par-dessus mes vêtements de gym, je portais un vieux coton ouaté et un léger coupe-vent. Un ensemble un peu toutes les couleurs et pas très sexy, mais suffisamment confortable et chaud pour cette activité. Après tout, c’est ce qui compte: être bien!

  • Équipement et machines

Premièrement, il existe une plénitude de vidéos en ligne qui présentent des entraînements pour lesquels aucun équipement spécifique n’est nécessaire: yoga, power cardio, danse, kick boxing… Il y en a pour tous les goûts! Souvent, peu d’espace est requis; j’arrive très bien à les suivre dans le salon de mon appartement montréalais.  Au gym, on a accès à toutes sortes d’équipements: tapis roulants, machines de musculation, haltères, etc. Alors, comment recréer l’expérience chez soi? Une fois encore, la créativité est de mise pour s’inventer quelques machines et accessoires.

Si vous trouvez des routines où des haltères ou élastiques sont nécessaires, ce n’est pas impossible quand on n’en possède pas. Par exemple, pour des poids d’environ une à trois livres, on peut très bien utiliser n’importe quel objet d’un certain poids, qui se tient bien dans les mains, comme une bouteille d’eau réutilisable bien remplie ou même une boîte de conserve. Pour remplacer une bande élastique, j’ai trouvé dans mes tiroirs une vieille paire de collants trouée. Profitez-en pour donner une deuxième vie à certains objets, tout en vous permettant de ne pas sacrifier certains exercices. 

  • Autres conseils

Il existe d’autres aspects d’une routine de mise en forme où on peut appliquer les principes du zéro déchet: l’alimentation, l’hydratation, les soins du corps. Je n’entrerai pas dans tous les détails car l’alimentation et les produits pour le corps font partie d’une discussion à part entière, mais voici quelques suggestions qui touchent fréquemment l’activité sportive.    Hydratation: Évidemment, on emploie une bouteille d’eau réutilisable.   Déodorant: Il existe plusieurs alternatives : on peut en faire maison ou s’en procurer en vrac dans certaines boutiques écologiques. Les formules sont un peu différentes. Tout ne plait pas à tout le monde et c’est bien correct! Si vous n’êtes pas prêts à faire ce saut, commencez par un simple déodorant naturel, plus facile à trouver en pharmacie.   Lavage: Comme la plupart des vêtements de sport sont fabriqués de fibres synthétiques, quand on les lave, des microfibres plastiques se retrouvent inévitablement dans nos égouts. Il existe des filtres à laveuse pour les capturer, mais si vous n’en avez pas, essayez simplement de minimiser les lavages: si le vêtement n’est pas sale et ne dégage pas de mauvaise odeur, il peut très bien être porté une deuxième ou troisième fois. 

Ces solutions ne sont pas toujours aussi optimales que des équipements professionnels, donc assurez-vous de faire des choix sécuritaires. Pour une utilisation sérieuse à long terme, il n’y a pas de mal à s’acheter de l’équipement de qualité, mais si, comme moi, vous cherchez une solution temporaire et zéro déchet, j’espère que ces quelques idées vous auront inspirés. Amusez-vous et n’hésitez pas à partager vos expériences de mise en forme zéro déchet avec nous!

 

Caroline Tremblay, pour l’Association québécoise Zéro Déchet

12 documentaires sur l’environnement à voir ou à revoir

Pop corn

En temps de Covid-19, plusieurs d’entre nous cherchent des idées d’occupations pour passer le temps. Quoi de mieux pour optimiser ses soirées que de visionner des vidéos éducatives, et ainsi se renseigner sur des sujets comme l’agriculture urbaine, les changements climatiques, le minimalisme, la mode éthique, l’écoresponsabilité? Voici une sélection de 12 documentaires et films à regarder pendant cette période de confinement.

Source : AlloCiné
  • Prêt pour la décroissance (2020) Documentaire qui questionne le concept de décroissance. Est-ce une option qui peut être envisagée pour tous les citoyens? Est-ce possible de changer son mode de vie de façon aussi radicale?
  • Tout est possible / The little biggest farm (2019) Lorsque le documentariste John Chester, sa femme Molly et leur chien Todd reçoivent un avis d’expulsion de leur petit appartement en Californie, ils décident de changer radicalement de vie. Ainsi, ils achètent un terrain de près de 80 hectares, près de Los Angeles, sur lequel ils développent une ferme durable. Ils ont décidé de filmer leur progression, leur succès et échecs, durant huit ans de leur vie.
  • La Terre vue du coeur (2018) Depuis plus de vingt ans, Hubert Reeves met toute sa science, tout son poids médiatique, et toute son énergie au service d’une seule cause : la préservation et le renouveau de la biodiversité. Ce documentaire partage son émerveillement sans cesse renouvelé pour la vie, son engagement pour un avenir plus harmonieux, tout en donnant la juste mesure de la lutte sans merci à mener pour y arriver.
  • La ferme et son état (2018) portrait actuel des forces vives et des aberrations en agriculture au Québec. Des jeunes agriculteur.e.s éduqué.e.s rêvent de faire une agriculture responsable, innovatrice et écologique, dans un système où ils ont peine à exister, alors que la réalité change sous nos yeux.
  • Straws (2017) réalisé par Linda Booker, ce court-métrage documentaire présente les conséquences de l’utilisation des déchets plastiques et comment nous pouvons viser le changement… une paille à la fois.

  • Recyclage: la grande illusion (2016) Chaque année, le Québec enfouit 5,5 millions de tonnes de déchets. La province s’est pourtant fixée comme objectif de recycler 100% de ces matières organiques d’ici 4 ans. Voyez la face cachée du recyclage au Québec.

  • Food Coop (2016) Food Coop est un film documentaire franco-américain réalisé par Tom Boothe. Il présente l’expérience du supermarché autogéré Park Slope Food Coop à New York.

  • Demain, le film (2015) réalisé par Cyril Dion et Mélanie Laurent. Une vague positive et contagieuse, vous aurez le goût de passer à l’action après l’avoir visionné!

  • En quête de sens (2015) c’est l’histoire de Marc et Nathanaël, deux amis d’enfance qui décident de prendre la route pour questionner la marche du monde,  à la rencontre d’acteurs du changement. Leur voyage initiatique sur plusieurs continents est une invitation à reconsidérer notre rapport à la nature, au bonheur et au sens de la vie.

  • The True Cost (2015): ce documentaire se penche sur les conditions de vie des travailleurs et l’impact environnemental qui se cachent derrière la demande occidentale pour la “fast fashion”.

Nous vous avons partagé 12 idées de documentaires ou films récents, mais il en existe des milliers! Pour consulter la liste complète de nos suggestions du moment, consultez la page ressources de l’Association québécoise Zéro Déchet.

Et vous? Quelles sont les vidéos que vous recommanderiez?

Cynthia Bouchard-Gosselin, pour l’Association québécoise Zéro Déchet