12 documentaires sur l’environnement à voir ou à revoir

En temps de Covid-19, plusieurs d’entre nous cherchent des idées d’occupations pour passer le temps. Quoi de mieux pour optimiser ses soirées que de visionner des vidéos éducatives, et ainsi se renseigner sur des sujets comme l’agriculture urbaine, les changements climatiques, le minimalisme, la mode éthique, l’écoresponsabilité? Voici une sélection de 12 documentaires et films à regarder pendant cette période de confinement.

Source : AlloCiné

  • Prêt pour la décroissance (2020) Documentaire qui questionne le concept de décroissance. Est-ce une option qui peut être envisagée pour tous les citoyens? Est-ce possible de changer son mode de vie de façon aussi radicale?
  • Tout est possible / The little biggest farm (2019) Lorsque le documentariste John Chester, sa femme Molly et leur chien Todd reçoivent un avis d’expulsion de leur petit appartement en Californie, ils décident de changer radicalement de vie. Ainsi, ils achètent un terrain de près de 80 hectares, près de Los Angeles, sur lequel ils développent une ferme durable. Ils ont décidé de filmer leur progression, leur succès et échecs, durant huit ans de leur vie.
  • La Terre vue du coeur (2018) Depuis plus de vingt ans, Hubert Reeves met toute sa science, tout son poids médiatique, et toute son énergie au service d’une seule cause : la préservation et le renouveau de la biodiversité. Ce documentaire partage son émerveillement sans cesse renouvelé pour la vie, son engagement pour un avenir plus harmonieux, tout en donnant la juste mesure de la lutte sans merci à mener pour y arriver.
  • La ferme et son état (2018) portrait actuel des forces vives et des aberrations en agriculture au Québec. Des jeunes agriculteur.e.s éduqué.e.s rêvent de faire une agriculture responsable, innovatrice et écologique, dans un système où ils ont peine à exister, alors que la réalité change sous nos yeux.
  • Straws (2017) réalisé par Linda Booker, ce court-métrage documentaire présente les conséquences de l’utilisation des déchets plastiques et comment nous pouvons viser le changement… une paille à la fois.
  • Minimalism: A Documentary About the Important Things (2016)  Témoignage inspirant de Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus, auteurs et conférenciers américains, parcourant les États-Unis afin de partager leur style de vie minimaliste.
  • Après le déluge / Before the flood (2016) Documentaire sur les changements climatiques réalisé par Fisher Stevens, avec comme collaborateur nul autre que Leonardo DiCaprio. Les images sont époustouflantes.
  • Recyclage: la grande illusion (2016) Chaque année, le Québec enfouit 5,5 millions de tonnes de déchets. La province s’est pourtant fixée comme objectif de recycler 100% de ces matières organiques d’ici 4 ans. Voyez la face cachée du recyclage au Québec.
  • Food Coop (2016) Food Coop est un film documentaire franco-américain réalisé par Tom Boothe. Il présente l’expérience du supermarché autogéré Park Slope Food Coop à New York.
  • Demain, le film (2015) réalisé par Cyril Dion et Mélanie Laurent. Une vague positive et contagieuse, vous aurez le goût de passer à l’action après l’avoir visionné!
  • En quête de sens (2015) c’est l’histoire de Marc et Nathanaël, deux amis d’enfance qui décident de prendre la route pour questionner la marche du monde,  à la rencontre d’acteurs du changement. Leur voyage initiatique sur plusieurs continents est une invitation à reconsidérer notre rapport à la nature, au bonheur et au sens de la vie.
  • The True Cost (2015): ce documentaire se penche sur les conditions de vie des travailleurs et l’impact environnemental qui se cachent derrière la demande occidentale pour la “fast fashion”.

Nous vous avons partagé 12 idées de documentaires ou films récents, mais il en existe des milliers! Pour consulter la liste complète de nos suggestions du moment, consultez la page ressources de l’Association québécoise Zéro Déchet.

Et vous? Quelles sont les vidéos que vous recommanderiez?

7 erreurs communes à éviter

Composter est un geste qui constitue, pour plusieurs, une porte d’entrée dans l’amorce d’une démarche écoresponsable, à tendance zéro déchet. Au même titre que la récupération, le compost est capricieux à certains égards. Comme l’implantation est encore récente dans plusieurs municipalités, il est normal que certaines pratiques soient encore à parfaire, certains mythes à déboulonner et certaines erreurs fréquentes à éviter

Source : Needpix

À noter que ce palmarès s’applique surtout à la collecte municipale où plus de matières sont acceptées que dans un composteur domestique. 

  • Sacs biodégradables

Pour éviter de déposer vos résidus alimentaires directement dans votre bac brun, il est conseillé d’utiliser un sac en papier, une superposition de papier journal ou encore un sac. Pour la sélection du sac, le choix devient plus épineux. Plusieurs compagnies jouent sur le greenwashing – en d’autres mots, le marketing vert – en indiquant que leur sac est « biodégradable », « bon pour l’environnement » ou « oxo-biodégradables », appellations qui ne riment pas forcément avec « compostable ». Il faut donc savoir reconnaître un sac compostable aux logos et aux certifications. Les plus fréquents sont les suivants, sinon le Bureau de normalisation du Québec (BNQ) offre une liste exhaustive des entreprises et marques de commerce certifiés : 

  • Autocollants

La plupart des fruits et des légumes sont décorés d’un autocollant qui identifie la provenance du produit ou encore, son code-barres. Pour les fruits et légumes dont la pelure est comestible, il est plus rare d’oublier d’enlever l’autocollant. Par contre, pour les fruits et légumes dont la pelure n’est pas comestible – les ananas, les avocats et les bananes – il faut s’assurer que l’autocollant ait été retiré avant de les composter. 

  • Sachets de thé

Ce ne sont que le thé et le sachet qui se compostent. Il faut penser retirer les agrafes, la ficelle et l’étiquette retenue au bout de la ficelle. 

  • Cartons et papier souillés

Les cartons et papier souillés, enduits de gras peuvent se retrouver au compost. Par contre, la feuille cirée qui se retrouve habituellement entre la boîte de carton et la pizza, c’est destination poubelle.

  • Pellicules plastiques moulantes

Les concombres anglais sont souvent recouverts d’une pellicule plastique. Pensez à retirer cette fine pellicule avant de mettre au compost les extrémités ou la pelure, car ce résidu non organique ne fait pas partie du strict régime alimentaire de votre bac de compost. 

  • Os et croûtes de fromage

Sujet épineux, car on doit réserver deux sorts différents à ces items selon le type de composteur, le procédé et les exigences municipales. Si par exemple, vous avez recours à la collecte municipale des matières organiques, vérifiez auprès de votre municipalité pour vous assurer que la présence d’os et/ou de croûtes de fromage est permise dans les bacs bruns. Habituellement, les municipalités autorisent ce genre de matières dans les bacs bruns puisqu’elles procèdent à leur traitement par compostage ou par biométhanisation. Par biométhanisation, les matières organiques sont digérées pendant 20 jours, ce qui engendre la production d’un biogaz (énergie propre qui pourra être utilisée comme combustible ou carburant) et d’un digestat, soit un fertilisant organique. Lorsque l’on parle de « digestion » de matières organiques, cela renvoie à une fermentation méthanique ou un procédé de recyclage biologique des matières organiques par des micro-organismes en absence d’oxygène (Recyc-Québec). Par compostage, les matières organiques atteignent des températures très élevées en présence d’eau et d’oxygène, ce qui mène à leur fermentation, puis ultimement à un compost riche en humus et en nutriments.

Si vous utilisez plutôt un procédé de compostage domestique, c’est-à-dire que vous accumulez vos résidus bruns et verts dans votre cour, tous les produits de source animale seront à proscrire. Alors qu’ils sont aisément traités à haute température par des procédés de compostage et de biométhanisation à échelle industrielle, les résidus de source animale ne peuvent se destiner aux composteurs domestiques puisque ces derniers ne permettent pas l’atteinte de températures suffisamment élevées pour empêcher la formation de pathogènes néfastes pour la santé humaine tels que la salmonelle et l’E Coli. 

  • Bouchons en liège

Les bouchons en liège naturel peuvent être déposés dans les bacs de compost puisqu’il s’agit d’une matière dont la composition est d’origine organique (il s’agit en fait d’une composante de l’écorce de certaines essences d’arbres). Cependant, prêtez attention aux bouchons en imitation liège. Ces derniers préservent l’allure générale du liège, mais sont composés de plastique, ce qui les rend automatiquement non éligible à votre bac de compost. En bref, le liège naturel va au compost et l’imitation liège, non.

 

Catherine Ouellet, pour l’Association québécoise Zéro Déchet

Compost dans la salle de bain !

On entend souvent parler du bac de compost comme un élément-clé dans une cuisine. Mais qu’en est-il de la salle de bain ? N’y a-t-il pas également, dans la salle de bain, beaucoup de matières résiduelles que l’on jette à la poubelle qui pourraient se retrouver au bac de compost ? Lumière sur les bonnes pratiques de compost aux toilettes !

Nos us et coutumes font en sorte que c’est une petite poubelle que nous avons pris l’habitude d’installer dans la salle de bains. Pourtant, la grande majorité de ce qu’on y jette se composte.

Source : Association québécoise Zéro Déchet

S’ajoute à cette liste peu exhaustive des items de soins corporels ou d’hygiène durables, remplaçant les alternatives à usage unique. Pensons notamment aux coton-tiges en bois, aux brosses à dents en bambou, aux élastiques à cheveux biodégradables, aux cotons démaquillants lavables, aux coupes menstruelles, à la soie dentaire compostable et rechargeable et à la confection de produits d’hygiène personnelle (savon, shampoing, soins du visage, etc.).

Dans tous les cas, il est toujours plus intéressant, environnementalement parlant, d’opter pour des produits fabriqués avec des matières naturelles. Dans la salle de bain par exemple, des articles en bois, en bambou ou en métal sont gage d’une plus grande durabilité, longévité et éco-responsabilité. Commencer par l’implantation du compost ou d’un de ces produits durables dans la salle de bain est une bonne porte d’entrée vers l’adoption d’un mode de vie tendant vers le zéro déchet ! 

Pour le compost, il est possible d’installer deux petits bacs ; l’un faisant office de bac de compost et l’autre, de poubelle. Vous verrez, le second se remplira beaucoup plus lentement qu’à l’habitude. Pour le petit bac de compost, vous pouvez utiliser le bac de compost format comptoir fourni par votre municipalité ou encore un petit seau non utilisé dans votre maison auquel vous donnerez une seconde vie !

Catherine Ouellet, pour l’Association québécoise Zéro Déchet

 

Le compost à froid !

Voici le meilleur truc duquel vous munir pour faire mentir les sceptiques de ce monde, armés de leur « ça pue, ça attire les mouches et les vers ».

L’abondance des odeurs et des insectes, il s’agit assurément de la croyance la plus répandue à propos du compost. Ceci dit, l’une des manières les plus efficaces pour éviter que toutes sortes d’odeurs émanent de votre bac de compost, c’est de le garder au froid. Au très grand froid. Votre congélateur devient ici un allié de choix ! En effet, on peut congeler les matières organiques jusqu’au jour de la collecte pour éviter que les odeurs se prolifèrent. Qui sait ? Sans odeur, les membres de votre foyer retrouveront peut-être l’envie de composter. Une fois mise à l’épreuve, cette pratique sera rapidement intégrée à votre quotidien, et composter n’aura jamais apporté si peu de désagréments !

Côte pratico-pratique, il existe deux principales façons de stocker votre compost dans votre congélateur :

  • Mettre les résidus organiques directement dans le petit bac fourni par votre municipalité et transférer le contenu du bac dans le plus grand bac brun au moment de la collecte. 
  • Si votre congélateur ressemble davantage à une partie de Tetris ou que votre petit bac est utilisé dans une autre pièce, vous pouvez simplement mettre les résidus organiques dans un sac compostable. 

À vous de voir quelle option convient le mieux. Évidemment, si la congélation de votre compost sur une base régulière ne vous apparaît pas nécessaire ou vous semble plutôt irréalisable parce que votre partie de Tetris est sans issue, c’est un truc qui devient particulièrement intéressant pendant les jours de canicule et convient aux restes de table plus odorants tels que du poisson ou à ceux qui attirent particulièrement les insectes comme les restes de fruits. C’est donc une pratique que l’on peut utiliser sporadiquement, lorsque nécessaire.

Si la congélation des matières organiques ne convient pas du tout, gardez en tête que l’ajout de matière sèche ou azotée dans votre compost ralentira la décomposition et, en conséquence, la prolifération des odeurs. Les papiers journaux, les mouchoirs et les papiers essuie-tout remplissent très bien ce rôle. 

Parlons bouillon maison

Compost et congélateur font également bon ménage quand vient le temps de parler de bouillon. Simple comme bonjour : vous n’avez qu’à conserver les épluchures de légumes dans un contenant ou sac hermétique à part dans votre congélateur pour donner vie à un savoureux bouillon de légumes maison en les faisant infuser dans une grande quantité d’eau chaude avec quelques aromates (ail, herbes salées, etc).

Source : Courtoisie de l’auteure

Évidemment, certains retailles (carottes, courgettes, oignons, pieds de champignons ou de céleri, poivrons, etc.) se prêtent mieux que d’autres, alors que d’autres conviennent moins bien à la confection d’un bouillon maison. Pensons notamment aux épluchures de pommes de terre noircies contenant de la solanine et aux légumes crucifères qui donnent un goût et une odeur amers. Il est donc conseillé de se renseigner sur les meilleures pratiques en termes de bouillon maison avant de se lancer, et surtout, de le faire avec plaisir, si le cœur vous en dit. Pas de pression !

 

Catherine Ouellet, pour l’Association québécoise Zéro Déchet 

Dans les coulisses de la fabrication d’un vêtement sportif écoresponsable

Classé sur le podium des industries les plus polluantes, le secteur de la mode a encore de nombreux progrès à faire en matière d’écoresponsabilité. De nombreuses initiatives et de nouvelles marques fleurissent pour dessiner l’avenir d’une industrie textile plus respectueuse de l’environnement. Le processus de fabrication est au centre de cette transformation.

Mais comment se passe concrètement la confection d’un vêtement écoresponsable ?

Lexemple de Rose Buddha

Afin d’en connaître davantage, l’Association québécoise Zéro Déchet a décidé d’interroger un de ses membres entreprise, Rose Buddha. Madeleine a accepté de nous faire découvrir les coulisses de son entreprise.

Rose Buddha a été créée en 2016 par Madeleine Arcand, Maxime Morin et Benoit Boisclair avec comme objectif dapporter une alternative écoresponsable aux vêtements de sport et du quotidien. Adeptes de yoga, Madeleine et Maxime sont parties du constat quil nexistait pas de leggings écologiques québécois. « Une fille qui voulait sacheter un legging devait presque automatiquement se tourner vers des entreprises qui ne font pas des vêtements écologiques et de façon locale », précise la cofondatrice.

Source: Courtoisie de Rose Buddha

Première étape : choisir la matière écologique

Cest en Inde, lors dun voyage en famille, que Madeleine découvre lexistence dun textile conçu à partir de bouteilles en plastique recyclé, fait à 80% de plastique et 20% de Spandex afin que le tissu conserve son élasticité. Les cofondateurs décident alors de chercher un textile équivalent au Québec.

Le plastique recyclé présente plusieurs avantages par rapport à dautres matières écologiques. Il permet de créer des vêtements techniques adaptés à lactivité sportive qui sèchent rapidement et sont gainants. Son autre avantage est quil na pas besoin d’être plongé dans de la peinture, susceptible de contenir solvants et produits chimiques.

Plus de 500 000 bouteilles en plastique ont déjà été utilisées.

Il faut compter environ 10 bouteilles en plastique recyclé pour réaliser un legging. Au total, plus de 500 000 bouteilles ont déjà été utilisées dans la confection des produits.

Une méthode de fabrication artisanale et locale

La fabrication dun vêtement écoresponsable passe par une chaîne de production la plus locale possible, respectueuse de la qualité de vie au travail et de lenvironnement. 

Celle de Rose Buddha est soigneusement réfléchie. Tout est réalisé au Québec sauf le fil qui provient des Etats-Unis. « Il nexiste pas au Québec de machines qui récupèrent les bouteilles en plastique pour les transformer en fil », précise Madeleine. Une fois les ballots de fils réceptionnés, une entreprise montréalaise confectionne le textile. 

Pour colorer ses tissus, Rose Buddha a recours à une technique écologique appelée sublimation. Sa particularité est dutiliser des encres sensibles à la chaleur. Madeleine nous explique plus en détails le procédé : « Les dessins sont imprimés sur une feuille de papier, on colle celui-ci sur le tissu blanc. On met ensuite le tout dans une grosse presse chaude. En s’évaporant, lencre écoresponsable va sincruster dans le tissu. »

Source: Courtoisie de Rose Buddha

Non seulement cette technique est écologique mais elle permet également à Rose Buddha une grande liberté dans ses imprimés graphiques. Lentreprise fait dailleurs appel à Emilie Beaudoin, une artiste locale, pour designer ses leggings.

Une fois le tissu coloré et imprimé, il termine son chemin chez un confectionneur en Beauce, qui a les compétences nécessaires pour coudre un textile technique. 

Chaque pièce est assemblée une à une, à la main.

Chaque pièce est assemblée une à une, à la main. Du début à la fin de la chaîne de production, il faut compter environ trois mois pour confectionner un legging. « Lorsquune personne achète un legging, ça part de là-bas, directement de lentrepôt jusque chez la personne, pour limiter le transport.»

Enfin, la production respecte le zéro déchet. Les papiers dimpression sont recyclés et les retailles de tissus réutilisées pour fabriquer des intérieurs de poches, des cordons de vêtements, des accessoires et des bijoux. Même les plus petites retailles servent à emballer des produits. La boucle est bouclée !

Quinclut le prix dun vêtement écoresponsable ?

Le legging de Rose Buddha coûte 118 dollars, soit la même gamme de prix quun legging de marque non écoresponsable, mais les coûts de production sont plus élevés.

 « Le mètre de tissu que je fais tricoter me coûte extrêmement cher. Limpression écologique réalisée à Montréal me coûte également très cher. Je fais coudre mon tissu par une dame qui a une famille et je souhaite également quelle soit bien payée et respectée dans son travail. » précise la cofondatrice.

Une prise de conscience côté acheteur doit avoir lieu pour favoriser davantage les vêtements écologiques. Depuis la création de Rose Buddha, Madeleine a vu évoluer les mentalités concernant les modes de consommation : « Les acheteurs sont plus conscients des moyens de production des vêtements. » Elle constate également quavec la crise actuelle liée à la Covid-19, les Québécois se tournent plus volontiers vers des produits locaux. 

Enfin, lorsquun acheteur fait le choix dun vêtement écoresponsable, il adhère aux valeurs de lentreprise. Le succès est subjectif et pour Madeleine, il ne se limite pas au chiffre daffaires : « Personne chez Rose Buddha ne sera multimilliardaire mais tout le monde est bien payé et respecté. La nature est respectée », conclue-t-elle.

Au final, la confection dun vêtement écoresponsable va bien au-delà du produit. Ce sont les valeurs et lunivers créés autour de la marque qui définissent lidentité de lentreprise. Plus elle sera engagée, plus forts seront les liens créés avec sa communauté. Ensuite, au tour du consommateur dagir en privilégiant un achat local plus respectueux de lenvironnement, quitte à parfois payer un peu plus cher.

 

Charlotte Doumayrou, pour lAssociation québécoise Zéro Déchet

 

(Cet article nest pas commandité. Les opinions véhiculées dans ce billet sont celles de lauteure.)

Se mettre en forme à la maison, sans créer de déchets

Quand les gyms ont dû fermer leurs portes à cause de la COVID-19, comme beaucoup, je me suis retrouvée un peu chamboulée; sans être une grande adepte de sport, j’ai l’habitude d’y aller deux fois par semaine pour garder la forme. La première chose qui m’est venue en tête: vais-je devoir acheter de l’équipement pour me maintenir en forme? Pourtant, s’il y a bien un message que le zéro déchet m’a appris, c’est de réduire et réutiliser, et non d’acheter des produits neufs pour un usage temporaire.  C’est donc ce que je veux partager aujourd’hui: confinement ou pas, il est possible de se mettre en forme à la maison tout en étant zéro déchet. Il suffit de faire preuve d’un peu de créativité et de flexibilité! Voici quelques idées pour vous inspirer.

  • Vêtements et chaussures

Avec la montée en popularité du style « athleisure », il est tentant de s’acheter de beaux ensembles de vêtements sportifs bien assortis. Après tout, si ça vous aide à vous sentir bien dans votre peau et vous pousse à vous entraîner plus fréquemment, faites-le; mais pensez à chercher des articles de seconde-main dans les friperies ou en ligne. Il existe également plusieurs marques spécialisées qui sont écologiques et parfois même faites ici au Québec (nous vous en présenterons une, d’ailleurs, dans notre prochain billet)! Sinon, fouillez d’abord dans votre garde-robe. Pour ma part, je n’avais pas de manteau pour aller faire du jogging dehors. Quand les gyms ont fermé en mars, ça ne m’a pas arrêtée: par-dessus mes vêtements de gym, je portais un vieux coton ouaté et un léger coupe-vent. Un ensemble un peu toutes les couleurs et pas très sexy, mais suffisamment confortable et chaud pour cette activité. Après tout, c’est ce qui compte: être bien!

  • Équipement et machines

Premièrement, il existe une plénitude de vidéos en ligne qui présentent des entraînements pour lesquels aucun équipement spécifique n’est nécessaire: yoga, power cardio, danse, kick boxing… Il y en a pour tous les goûts! Souvent, peu d’espace est requis; j’arrive très bien à les suivre dans le salon de mon appartement montréalais.  Au gym, on a accès à toutes sortes d’équipements: tapis roulants, machines de musculation, haltères, etc. Alors, comment recréer l’expérience chez soi? Une fois encore, la créativité est de mise pour s’inventer quelques machines et accessoires.

Si vous trouvez des routines où des haltères ou élastiques sont nécessaires, ce n’est pas impossible quand on n’en possède pas. Par exemple, pour des poids d’environ une à trois livres, on peut très bien utiliser n’importe quel objet d’un certain poids, qui se tient bien dans les mains, comme une bouteille d’eau réutilisable bien remplie ou même une boîte de conserve. Pour remplacer une bande élastique, j’ai trouvé dans mes tiroirs une vieille paire de collants trouée. Profitez-en pour donner une deuxième vie à certains objets, tout en vous permettant de ne pas sacrifier certains exercices. 

  • Autres conseils

Il existe d’autres aspects d’une routine de mise en forme où on peut appliquer les principes du zéro déchet: l’alimentation, l’hydratation, les soins du corps. Je n’entrerai pas dans tous les détails car l’alimentation et les produits pour le corps font partie d’une discussion à part entière, mais voici quelques suggestions qui touchent fréquemment l’activité sportive.    Hydratation: Évidemment, on emploie une bouteille d’eau réutilisable.   Déodorant: Il existe plusieurs alternatives : on peut en faire maison ou s’en procurer en vrac dans certaines boutiques écologiques. Les formules sont un peu différentes. Tout ne plait pas à tout le monde et c’est bien correct! Si vous n’êtes pas prêts à faire ce saut, commencez par un simple déodorant naturel, plus facile à trouver en pharmacie.   Lavage: Comme la plupart des vêtements de sport sont fabriqués de fibres synthétiques, quand on les lave, des microfibres plastiques se retrouvent inévitablement dans nos égouts. Il existe des filtres à laveuse pour les capturer, mais si vous n’en avez pas, essayez simplement de minimiser les lavages: si le vêtement n’est pas sale et ne dégage pas de mauvaise odeur, il peut très bien être porté une deuxième ou troisième fois. 

Ces solutions ne sont pas toujours aussi optimales que des équipements professionnels, donc assurez-vous de faire des choix sécuritaires. Pour une utilisation sérieuse à long terme, il n’y a pas de mal à s’acheter de l’équipement de qualité, mais si, comme moi, vous cherchez une solution temporaire et zéro déchet, j’espère que ces quelques idées vous auront inspirés. Amusez-vous et n’hésitez pas à partager vos expériences de mise en forme zéro déchet avec nous!

 

Caroline Tremblay, pour l’Association québécoise Zéro Déchet